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Structure financière

Des banques plus solides depuis la crise, mais moins attractives

26 janvier 2018 - optionfinance.fr

Durcissement de la supervision et des contraintes prudentielles, concurrence exacerbée sous l’effet de l’émergence d’acteurs non bancaires, essor du digital, basculement des taux en territoire négatif… Comme le rappelle la Banque des règlements internationaux dans une étude parue la semaine dernière, les banques ont dû s’adapter à de nombreux bouleversements depuis la crise financière. Si elles se sont sensiblement renforcées durant cette période en termes de fonds propres, leur capacité à attirer les investisseurs s’est pour sa part affaiblie. D’abord, la croissance du bilan des établissements internationaux s’est considérablement réduite. Alors que la part des actifs détenus dans les portefeuilles avait tendance à augmenter de 12 % en moyenne par an par rapport au PIB entre 2003 et 2007, la progression moyenne est depuis tombée à 4 %, induisant ainsi une moindre diversification des actifs, et donc une plus forte concentration des risques. Surtout, la rentabilité des groupes bancaires a nettement diminué. Celle-ci est en effet passée en Europe et aux Etats-Unis d’une fourchette comprise entre 10 % et 15 % de 2004 à 2007 à des retours sur fonds propres allant de 4 % à 9 %. Enfin, pour s’adapter à l’ensemble des défis réglementaires et technologiques notamment, les établissements ont été contraints d’investir massivement dans certains postes, comme la conformité (compliance) et les systèmes d’informations. De quoi se traduire par une détérioration de leur ratio coûts sur revenus, qui a bondi de près de 30 points depuis 2006, à 70 % environ.