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Assemblées générales

Le say-on-pay au cœur des attentes des actionnaires

optionfinance.fr - 07 février 2014

Cette année, les entreprises françaises devront particulièrement faire preuve de transparence sur la rémunération de leurs dirigeants lors de leur assemblée générale (AG). En effet, il s’agit pour la très grande majorité des sociétés cotées de la première application de la pratique du «say-on-pay», le vote consultatif sur la rémunération des dirigeants, qui fait partie des recommandations formulées dans la dernière version du code Afep-Medef de gouvernement d’entreprises. Pour les spécialistes du conseil en politique de vote participant à la table ronde organisée le 7 février par Havas Paris autour des attentes des actionnaires pour la session 2014 des AG, il s’agit d’un exercice délicat. Ils estiment que l’adhésion des actionnaires ne sera remportée qu’à certaines conditions. D’une part, face à l’augmentation des outils d’intéressement alternatifs depuis quelques années, ces derniers espèrent obtenir une présentation exhaustive des différentes composantes des rémunérations lors des assemblées.

D’autre part, les actionnaires attendent beaucoup plus de précisions sur la définition de la politique salariale et notamment sur les critères d’évaluation des managers. «Nous voyons encore des dirigeants qui admettent ne pas avoir atteint leurs objectifs quantitatifs, mais qui affirment avoir entièrement rempli leurs critères qualitatifs, sans toutefois préciser comment, témoigne ainsi Colette Neuville, présidente de l’Association de défense des actionnaires minoritaires. C’est inacceptable.» Selon les représentants des actionnaires, les entreprises ont donc tout intérêt à accorder à l’exercice l’importance qu’il mérite. Celui-ci devient de plus en plus nécessaire pour accroître la confiance des investisseurs étrangers, alors que les pratiques sur le sujet sont beaucoup plus avancées dans d’autres pays, à l’instar du Royaume-Uni.