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Les entreprises apprécient leur CAC mais moins le co-commissariat

17 juillet 2015 - optionfinance.fr

Les commissaires aux comptes peuvent être rassurés : selon une enquête menée par le cabinet Denjean et associés auprès de 192 décideurs financiers de grands groupes et d’ETI, ils sont jugés à une écrasante majorité compétents (94 %), de bon conseil (77 %) et utiles (75 %) ! Un bémol toutefois : alors que la France s’enorgueillit de sa pratique de co-commissariat, les entreprises sont nettement plus critiques à son égard. 44 % estiment que le deuxième co-commissaire ne sert à rien et que ce système entraîne par ailleurs une perte de temps et un surcoût (40 % jugeant néanmoins qu’il offre une alliance enrichissante de compétences différentes)…

Cette sévérité ne les empêche pas de répartir de plus en plus équitablement les honoraires entre leurs deux prestataires de services, à 50-50 pour 36 % d’entre elles, et à 60 %-40 % pour 24 %. De façon plus générale, si le rapport qualité-prix est le critère numéro un pour choisir un commissaire aux comptes, le tassement des honoraires dont se plaignent les professionnels de l’audit transparaît dans l’étude. Leur rémunération ne dépasse pas en effet 100 000 euros chez 45 % des grands groupes et des ETI interrogés, 17 % versant même moins de 50 000 euros. Le coût est à ce titre un argument plus important chez les entreprises dotées d’un co-commissariat. 24 % d’entre elles sont prêtes à renouveler le mandat de leurs CAC à échéance s’ils acceptent de baisser leurs tarifs, alors qu’elles ne sont que 11 % à évoquer cette condition lorsqu’elles n’ont qu’un seul commissaire aux comptes.