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Comptabilité

Les entreprises préparent les marchés à une vague de dépréciations d’actifs

29 janvier 2016 - optionfinance.fr

A quelques jours de l’ouverture de la saison des résultats annuels, plusieurs sociétés cotées ont préféré prendre les devants en informant les investisseurs que leurs comptes 2015 intégreront des dépréciations d’actifs. Si Nexans, qui a évalué le 26 janvier dernier leur montant à 150 millions d’euros, figure parmi les derniers exemples en date, BNP Paribas ou encore EDF ont récemment effectué des annonces comparables. Une situation qui ne concerne pas uniquement les groupes français car le chimiste allemand BASF, l’énergéticien espagnol Repsol et Deutsche Bank ont également fait de même.

Selon des commissaires aux comptes et des auditeurs, cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines semaines. Sous l’effet de plusieurs facteurs, en tête desquels la baisse des prix des matières premières et le ralentissement des économies émergentes, l’activité de nombreux groupes a été affectée au cours des derniers mois, affaiblissant ainsi la valorisation de certains de leurs actifs. Une situation qui pourrait principalement porter sur les actifs corporels, comme par exemple les machines ou les bâtiments. En ce qui concerne les écarts d’acquisition («goodwill»), des spécialistes se montrent plus confiants. «Depuis le début de la crise, de nombreuses dépréciations de goodwill ont déjà été passées par les sociétés françaises, rappelle Carine Tourneur, managing director au sein du cabinet Duff & Phelps. En outre, les acquisitions plus récentes ont le plus souvent été valorisées à des niveaux corrects, limitant de facto d’éventuelles nouvelles dépréciations à opérer.»