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ALTICE exclut toute augmentation de capital et confirme des cessions d'actifs, le titre rebondit

AOF - 20 novembre 2017


(AOF) - Altice a repris quelques couleurs à la Bourse d'Amsterdam où il a progressé de 5,22% à 8,523 euros. Depuis le 3 novembre, première séance d'une longue série qui s'est traduite par une chute de son cours de plus de 50%, Altice perd toujours 47%. L'opérateur a fait ce matin une mise au point sur sa situation financière qui a visiblement rassuré les investisseurs. D'abord, Altice a assuré qu'il ne préparait pas d'augmentation de capital et qu'il "n'a pas l'intention d'envisager une telle opération".

De plus, l'opérateur télécoms a affirmé que Next, le holding qui héberge la participation de Patrick Drahi dans Altice, n'a cédé aucune action depuis son introduction en Bourse à l'exception des 300 000 titres vendus aux managers du groupe en 2016.

Troisièmement, Altice a assuré que le management n'a pris aucune décision de vente "active" de titres.

Enfin, l'opérateur télécoms a réaffirmé que son désendettement est prioritaire, qu'il n'a aucun projet d'acquisition significative en vue et qu'il espère céder des actifs non stratégiques dans le courant du premier semestre 2018. Ces opérations pourraient notamment concerner son portefeuille de tours réseaux. Concernant son niveau de dette, Altice rappelle non seulement que ses maturités les plus courtes sont à 2020 (Suddenlink) mais aussi qu'il dispose en plus de 1,66 milliard d'euros de cash à fin septembre et d'environ 3,5 milliards d'euros de crédit disponible.

La dégradation persistante des paramètres opérationnels du groupe, en France notamment où il opère via sa filiale SFR, a mis le feu aux poudres début novembre et fait craindre que la stratégie d'endettement massif de Patrick Drahi ne soit remise en cause. Pour qu'elle soit durable, elle doit en effet s'appuyer sur une génération de cash importante, elle-même conditionnée à une amélioration des résultats.

Patrick Drahi avait tenté une première fois d'arrêter l'hémorragie une semaine après sa publication de résultats en annonçant le limogeage de Michel Combes, patron de SFR, sa propre nomination comme président du Conseil d'administration et la montée en puissance de ses associés historiques. Ces annonces avaient plutôt eu l'effet inverse à celui recherché, à savoir qu'elles ont plutôt alimenté la défiance.

L'enjeu est donc maintenant de savoir si la mise au point de ce matin aura un effet durable.