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Analyse AOF clôture France/Europe - La hausse s'est amplifiée avec Wall Street mais le CAC 40 peine à suivre le rythme

AOF - 22 mai 2018


(AOF) - Les marchés européens ont clôturé la séance en hausse, entrainés par l'ouverture favorable de Wall Street. La Bourse américaine a continué à s'apprécier tandis que la détente semblait se confirmer dans le dossier commercial entre Pékin et Washington. La Chine a ainsi décidé de baisser de 25 à 15% les droits de douane appliqués à l'entrée dans le pays sur les automobiles et pièces détachées importés. Le CAC 40 s'est apprécié de 0,05% à 5 640,1 points mais son potentiel de progression semble moindre que celui du Dax qui a bondi de 0,86%. L'EuroStoxx a progressé de 0,41% à 3 587,25 points.

C'est une nouvelle pièce qui vient s'ajouter au dossier. Selon le journal espagnol Expansion d'hier, International Airlines Group (IAG) préparerait une nouvelle offre de rachat sur la compagnie aérienne à bas coûts Norwegian Air Shuttle pour 1,52 milliard d'euros. IAG, la maison-mère de British Airways et Iberia, s'est déjà fait éconduire par deux fois, mais ne semble pas vouloir jeter l'éponge, en proposant jusqu'à 330 couronnes par action. La Bourse d'Oslo étant fermée hier, le titre de Norwegian Air Shuttle a bondi de 9,18% aujourd'hui, tandis que de son côté IAG a avancé de 1,5% à Londres.

Les telcos français ont enregistré une de ces flambées soudaines dont ils ont le secret. Iliad a bondi de 7,28% à 141,55 euros, Bouygues a gagné 4,54% à 41,9 euros et Orange s'est apprécié de 4,06% à 14,875 euros. Si ces valeurs sont coutumières de ce type de sursaut, parfois sur la base de simples rumeurs relançant les spéculations sur une consolidation du secteur, le fait est que leur bond est cette fois alimenté par des déclarations tangibles.

Crédit Agricole S.A. (+2,75% à 13,26 euros) a affiché l'une des plus fortes hausses de l'indice CAC 40 grâce à une victoire dans un contentieux l'opposant aux services fiscaux dans le cadre de la cession de sa filiale grecque, Emporiki. En 2012, ceux-ci avaient contesté la déductibilité d'une charge de 2,3 milliards d'euros, supportée par la banque française à l'occasion de la vente d'Emporiki.

Les chiffres macroéconomiques du jour

Aucune statistique n'est annoncée.

A la clôture, l'euro cote 1,1784 dollar, en baisse de 0,08%.