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Analyse AOF clôture France/Europe - Le CAC 40 au plus haut depuis la mi-juin

AOF - 26 juillet 2018


(AOF) - Les marchés européens ont progressé, soutenus par l'accord passé entre les Etats-Unis et l'Europe pour réduire les barrières commerciales. La pluie de publications, en particulier en France, de sociétés de premier plan, n’est pas venue perturber le regain d’optimisme. Ceux d’Airbus, Total, Orange… sont bien accueillis, ce n’est pas le cas pour Valeo, Fnac… Lors de sa conférence de presse, le président de la BCE, Mario Draghi n'a pas réservé de mauvaise surprise aux investisseurs. Le CAC 40 a gagné 1% à 5 480,55 points et l'EuroStoxx50 a progressé de 1,18% à 3509,26 points.

En Europe, Nestlé a progressé de 1,85% à 81,88 francs suisses, soutenu par des résultats trimestriels solides et des perspectives encourageantes. Le géant suisse de l'agroalimentaire bénéfice du dynamisme accru aux Etats-Unis et en Chine, de même qu'en nutrition infantile. Aux deuxième trimestre, sa croissance organique a progressé de 2,6% après +2,8% au trimestre précédent. Les analystes redoutaient un ralentissement un peu plus marqué, comme en témoigne le consensus de 2,2%. Encore plus prudent, Jefferies rappelle dans une note qu'il visait, lui, seulement 1,8%.

A Paris, Airbus (+4,5% à 109,62 euros) s’est adjugé la première place du CAC 40, dans le sillage de ses solides résultats du deuxième trimestre 2018. Ainsi, le géant aéronautique a dégagé un résultat opérationnel (Ebit) ajusté de 1,148 milliard d'euros (+101%), ce qui se révèle supérieur au consensus réalisé pour Reuters par Inquiry Financial (1,011 milliard).

En revanche, Coface a bu le bouillon à la Bourse de Paris, s'affaissant de 16,39% à 7,60 euros. Non seulement les résultats ont déçu les attentes, mais en plus les perspectives inquiètent. Au premier semestre, le résultat net, part du groupe, du spécialiste de l'assurance-crédit a été multiplié par 3,3 à 62,8 millions d'euros, de même que le résultat opérationnel, qui a atteint 100,4 millions d'euros. Mais les économistes anticipaient en moyenne une amélioration encore plus marquée, de 3 millions d'euros supplémentaires.

Les chiffres macroéconomiques du jour

En juillet 2018, la confiance des ménages dans la situation économique est stable : l'indicateur synthétique se maintient à 97. Il se situe ainsi au-dessous de sa moyenne de long terme (100) pour le troisième mois consécutif. Il était attendu à 98 par le consensus Reuters.


La Banque centrale européenne (BCE) vient de confirmer tous les éléments de sa politique monétaire, tels qu'ils avaient été donnés le mois dernier. D'abord, les taux d'intérêt des opérations principales de refinancement, ainsi que ceux de la facilité de prêt marginal et de la facilité de dépôt demeureront inchangés, à respectivement 0,00 %, 0,25 % et -0,40 %.

Ensuite, la BCE assure une nouvelle fois que "les taux d'intérêt devraient rester à leur niveau actuel au moins jusqu'à la fin de l'été 2019 et en tous les cas aussi longtemps que nécessaire afin d'assurer que l'évolution de l'inflation reste alignée avec l'objectif de sous, mais proche de, 2% à moyen terme", ajoute l'institution.

Enfin, le Conseil des gouverneurs de la BCE anticipe toujours "qu'après septembre 2018, si les données confirment les perspectives d'inflation de moyen terme, le rythme mensuel des rachats d'actifs sera réduit à 15 milliards d'euros jusqu'à fin décembre 2018 et que les rachats cesseront alors", indique le communiqué.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé à 217 000 lors de la semaine du 21 juillet, contre 208 000, chiffre révisé de 207 000, la semaine précédente. Elles sont supérieures au consensus Briefing.com de 215 000.

Aux Etats-Unis, les commandes de biens durables ont augmenté de 1% en juin après avoir baissé de 0,3% (révisé de -0,6%) en mai. Le consensus Reuters était de +3%. Hors transport, les commandes de biens durables ont progressé de 0,4%.

Vers 17h45, l'euro cote 1,1662 dollar, en repli de 0,53%.


 

 

Aux Etats-Unis, 631 000 ventes de logements neufs ont été enregistrées en juin, un nombre inférieur au consensus Reuters qui s’élevait à 670 000. Le chiffre de mai a été révisé à la baisse de 689 000 à 666 000.