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Analyse AOF clôture France/Europe - Les marchés européens n’ont pu échapper à la baisse

AOF - 28 février 2018


(AOF) - Malgré une timide tentative de rebond en fin d’après-midi, les marchés européens ont clôturé dans le rouge, où il avait passé le plus clair de la séance. La nervosité généra par les déclaration de Jerome Powell n’ont pu se dissiper. L’optimisme du nouveau président de la Fed sur l’économie américaine a alimenté les craintes de 4 hausses de taux en 2018 au lieu de 3. En zone euro, le taux d'inflation annuel de base n'a toutefois pas réservé de mauvaise surprise en atteignant +1% en février. Le CAC 40 a cédé 0,44% à 5 320,49 points et l’Eurostoxx50 a reculé de 0,55% à 3 438,87 points.

A Paris, après de nombreux mois de retard, AccorHotels a signé des accords en vue de la cession de 55% de son pôle immobilier AccorInvest, auprès d'un pool d'investisseurs français et internationaux. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la nouvelle s'est avérée fraichement accueillie en Bourse, où le titre AccorHotels (-1,35% à 47,50 euros) a accusé l'un des plus fort reculs du CAC 40. La faute sans doute à une transaction s'effectuant sur une valeur d'entreprise de 6,25 milliards d'euros, soit une décote par rapport à la dernière GAV (valeur brute des actifs) de 6,5 milliards d'euros. Le pourcentage cédé, inférieur aux attentes, pourrait également être en cause. In fine, cette opération permet à AccorHotels de bénéficier d'un apport de liquidités brut de 4,4 milliards d'euros.

Déjà considéré comme correctement valorisé, voire trop, par une majorité d'analystes, bioMérieux n'avait pas droit à l'erreur lors de la publication de ses résultats 2017. D'autant plus que les investisseurs n'ont pas actuellement le cœur à pardonner lors de la publication de mauvaises nouvelles au niveau des sociétés. Las, la prévision de résultat opérationnel courant contributif du spécialiste du diagnostic in vitro pour 2018 a nettement déçu et les analystes devraient réduire leurs prévisions. Résultat, l'action bioMérieux a chuté de 10,35% à 63,20 euros.

En Europe, Ahold-Delhaize (+2,9% à 18,47 euros) a dévoilé un bénéfice opérationnel ajusté de 631 millions d'euros au quatrième trimestre, en repli de 0,6% (+5,2% à changes constants). Il ressort toutefois au-dessus du consensus qui le donnait à 624 millions. Sa marge a atteint 4% (+0,1 point) d'un chiffre d'affaires, déjà publié, de 15,76 milliards d'euros. L'évolution de la rentabilité du distributeur belgo-néerlandais était particulièrement scrutée aux Etats-Unis, son principal marché : la marge d'Ahold USA a dépassé de 10 points de base le consensus, à 4,2%, tandis que celle de Delhaize America est ressorti 40 points de base au-dessus des prévisions, à 4%.


Les chiffres macroéconomiques du jour


En France, les dépenses de consommation des ménages ont baissé de 1,9% en janvier après avoir déjà reculé de 1,2% en décembre, a indiqué l'Insee. Le consensus Reuters était à +0,4%.


En France, l'inflation annuelle IPCH (permettant la comparaison en Europe) a atteint 1,3% en février selon une première estimation de l'Insee. Elle était de 1,5% en janvier et le consensus Reuters la voyait se stabiliser à ce niveau. En rythme mensuel, l'inflation IPCH devrait être stable.


En France, la croissance annuelle a été relevée à 2% par l'Insee contre une précédente estimation de 1,9%. Elle était de 1,1% en 2016.

En zone euro, conformément aux attentes, le taux d'inflation annuel a atteint +1,2% en février 2018, contre +1,3% en janvier, selon l'estimation provisoire d'Eurostat.


En Allemagne, le nombre de chômeurs, en données corrigées des variations saisonnières (CVS), a diminué de 22 000 en février, pour tomber à 2,393 millions. Le consensus Reuters anticipait une baisse de seulement 15 000. Le taux de chômage est resté inchangé à 5,4% en février, son niveau le plus bas niveau depuis la réunification de 1990.

Aux Etats-Unis, la croissance est ressortie à 2,5% au quatrième trimestre selon une deuxième estimation du Bureau d'analyse économique. La première estimation en date du 26 janvier la donnait à 2,6%. Le consensus Reuters était de +2,5%.


De son côté, l'indice des directeurs d'achat (PMI) de la région de Chicago est ressorti à 61,9 en février. Il était de 65,7 en janvier et le consensus Reuters le voyait à 64,2.

Enfin, les promesses de ventes immobilières ont chuté de 4,7% en janvier après avoir augmenté de 0,5% en décembre. Le consensus Reuters était à +0,3%.

Vers 17h45, l'euro est en repli de 0,14% à 1,2218 dollar.