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Analyse AOF clôture France/Europe - Une entame difficile

AOF - 02 juillet 2018


(AOF) - Le second semestre commence mal. Les investisseurs s'inquiètent de la tournure prise par la "guerre commerciale". Face aux éventuelles taxes douanières américaine supplémentaires, l'Europe a prévenu les Etats-Unis qu'elle mettrait en place des mesures de rétorsion sur 294 milliards de dollars d'exportations américaines. La politique allemande constitue une autre source d'inquiétude alors que la coalition au pouvoir menace de voler en éclat. Au chapitre des valeurs, Nestlé a été soutenu par la spéculation. Le CAC 40 a cédé 0,88% à 5 277 points tandis que l'Euro Stoxx 50 a perdu 0,55%.

En repli en matinée, Nestlé a finalement grimpé de 0,76% à 77,46 francs suisses. Le géant suisse de l'agroalimentaire a réagi à l'offensive mené hier par l'actionnaire activiste Third Point qui l'exhorte à prendre des mesures rapides et énergiques pour s'adapter au monde d'aujourd'hui. Dans un communiqué, le groupe rappelle avoir mis en oeuvre une stratégie accélérée de création de valeur à long terme.

Carrefour (-0,94% à 13,74 euros) et Casino (-0,63% à 33,04 euros) n'ont pas échappé à la vague vendeuse qui a déferlé sur le marché parisien. Les deux distributeurs ont annoncé vendredi (Casino) et ce matin (Carrefour) des alliances avec des concurrents européens destinées à réduire les coûts de leurs achats. L'enjeu de ces partenariats, classiques dans le secteur, est d'atteindre une taille critique afin de peser plus lourd face aux fournisseurs puis de répercuter les ristournes obtenues sur les prix de vente sans mettre en péril leurs marges.

Airbus (-2,54% à 97,71 euros) a accusé l'une des plus fortes baisses du CAC 40, après avoir cédé plus de 3% en début de séance. Selon les informations de Bloomberg, l'avionneur européen n'atteindrait pas son objectif de livraisons d'A320neo cette année, du fait des retards liés aux réacteurs de l'américain Pratt & Whitney (groupe United Technologies).

Les chiffres macroéconomiques du jour

L'indice PMI manufacturier français a été révisé à la baisse au mois de juin. Il ressort à 52,5, au plus bas depuis 16 mois. En version flash, il était ressorti à 53,1 après 54,4 en mai.

L'indice PMI manufacturier allemand a été confirmé à 55,9, au plus bas depuis 18 mois. Il avait atteint 56,9 en mai.

L'indice PMI final pour l'industrie manufacturière de l'Eurozone se replie de 55,5 en mai à 54,9 en juin. Il était ressorti à 55 en première estimation.

Dans la zone euro, le taux de chômage s'est établi à 8,4% en mai 2018, stable par rapport à avril 2018 et en baisse par rapport au taux de 9,2% de mai 2017. Cela demeure le taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis décembre 2008.

Aux Etats-Unis, l'indice ISM Manufacturier est ressorti à 60,2 en juin. Il était de 58,7 en mai et le consensus Reuters l'attendait à 58.

Aux Etats-Unis, l'indice définitif des directeurs d'achat (PMI) Manufacturier a atteint 55,4 en juin après 56,4 en mai et une version "flash" de 54,6. En dépit de cette baisse, ce deuxième trimestre est le plus solide depuis le troisième trimestre 2014, a précisé IHS-Markit.

Aux Etats-Unis, les dépenses de construction ont augmenté de 0,4% en mai. Elles avaient augmenté de 0,9% (révisé de 1,8%) en avril et le consensus Reuters les voyait progresser de 0,5%.

Vers 17h35, l'euro cote 1,1598 dollar, en baisse de 0,89%