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Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Léger repli attendu, Donald Trump à la manoeuvre

AOF - 24 mai 2018


(AOF) - Les marchés américains sont attendus en légère baisse après avoir réussi hier à se retourner à la hausse en seconde partie de séance. Si le secteur automobile devrait être bien orienté, Donald Trump envisageant d'imposer de nouvelles taxes douanières sur les importations de véhicules, l'impact sur le marché sera négatif. Une telle mesure risque de créer de nouvelles tensions commerciales. Trente minutes avant la cloche, les futures sur le S&P 500 et le Nasdaq Composite perdent respectivement 0,15% à 2 726,75 points et 0,13% à 6 948,25 points.

Hier à Wall Street


Mal orienté pendant la majeure partie de la séance, Wall Street s’est retourné à la hausse après la publication du compte-rendu du dernier comité de politique monétaire de la Fed. Dans ces « minutes », les gouverneurs ont notamment indiqué qu’une inflation qui serait pendant un temps supérieure à la cible de 2% serait compatible avec son objectif de long terme. Cela suggère qu’ils n’accélèreront pas le resserrement de leur politique monétaire s’ils se retrouvent « en retard » par rapport à l’inflation. Le Dow Jones a gagné 0,21% à 24 886,81 pts et le S&P s’est apprécié de 0,32% à 2 733,29 pts.

Les chiffres macroéconomiques


234 000 inscriptions hebdomadaires au chômage ont été enregistrées lors de la semaine du 19 mai, un niveau supérieur au consensus Reuters s’élevant à 220 000 et à la semaine précédente : 223 000, chiffre révisé de 222 000.

Les ventes de logements anciens sont attendues à 16 heures.

Les valeurs à suivre

AUTOMOBILE
Donald Trump a annoncé hier soir qu'il envisageait d'imposer de nouvelles taxes douanières, qui pourraient atteindre 25%, sur les importations de véhicules aux Etats-Unis. En effet, le président américain a lancé une enquête dans le cadre d'une loi sur le commerce qui devra déterminer si les importations automobiles (y compris les camions et les pièces détachées) ont un impact sur la sécurité nationale des Etats-Unis. La réaction des valeurs automobiles (Ford, General Motors, Fiat Chrysler) sera donc à surveiller lors de l'ouverture des marchés américains.

BEST BUY

Best Buy a enregistré au premier trimestre 2019 clos début mai un bénéfice net de 208 millions de dollars, en croissance de 10,6%, ou 72 cents par action. Hors éléments exceptionnels, le distributeur spécialisé dans l'électronique affiche un bénéfice par action de 82 cents. Les ventes trimestrielles de Best Buy ont, pour leur part, progressé de 6,8% à 9,11 milliards de dollars. En comparable, elles ont bondi de 7,1% aux Etats-Unis et de 6,4% à l'international. Le consensus Zacks était de 75 cents par action et 8,78 milliards de dollars de ventes.

COMCAST
Moody's a placé la note de crédit de Comcast sous revue avec implication négative. L'agence de notation réagit à l'annonce faite hier par le groupe de médias selon laquelle il prépare une offre 100% en cash de rachat de certains actifs de 21st Century Fox. Comcast promet qu'elle sera plus attractive que celle de plus de 52 milliards de dollars déposée par Disney sur ces mêmes actifs. Dès les premières rumeurs sur le sujet, des analystes avaient pointé le risque sur l'endettement de Comcast. D'autant que le groupe est également en course pour acquérir la télévision britannique Sky.

GENERAL ELECTRIC
General Electric (GE) sera à surveiller de près aujourd’hui sur les marchés américains. En effet, le titre du conglomérat américain a connu une séance très difficile hier, avec un recul en clôture de 7,26% à 14,18 dollars. Les investisseurs ont sanctionné les propos du directeur général, John Flannery, à l’occasion d’une conférence. Le dirigeant n’a pu s’engager à garantir le maintien du dividende en 2019 et a indiqué que régler les problèmes des différentes divisions du groupe prendrait du temps, a rapporté la presse américaine.

L BRANDS
L'action L Brands, propriétaire de la célèbre marque de lingerie Victoria's Secret, risque de perdre des plumes à Wall Street. Le groupe, connu notamment pour ses défilés de lingerie, a publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes mais abaissé sa prévision de bénéfice annuel. L Brands, qui avait lancé un profit warning le 10 mai, a réalisé au premier trimestre clos le 5 mai un bénéfice net en baisse de près de 50% à 47,5 millions de dollars, ou 17 cents par action. Les analystes tablaient sur 15 cents. Le chiffre d'affaires a grimpé de 8% à 2,63 milliards, conformément au consensus.

MEDTRONIC
Medtronic a dévoilé un bénéfice net de 1,46 milliard de dollars au titre du quatrième trimestre clos fin avril, ou 1,07 dollar par action. Hors éléments exceptionnels, il ressort à 1,42 dollar. Le chiffre d'affaires du fabricant d'équipements médicaux a augmenté de 2,9% (+6,5% en organique) à 8,14 milliards de dollars. Le consensus Zacks était à 1,38 dollar par action et 7,99 milliards de dollars de ventes. Pour son exercice actuel, Medtronic vise une croissance organique de ses revenus de 4 à 4,5% et un bénéfice par action ajusté compris entre 5,10 et 5,15 dollars.

NETAPP

Le spécialiste du stockage informatique NetApp a présenté des résultats supérieurs aux attentes. Au quatrième trimestre, clos fin avril, le groupe a enregistré un bénéfice net de 271 millions de dollars, soit 99 cents par action, contre un bénéfice net de 190 millions de dollars (68 cents par action) un an plus tôt. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action est ressorti à 1,05 dollar, bien supérieur au consensus s'élevant à 1,01 dollar. Le chiffre d'affaires a, lui, augmenté d'environ 11% à 1,64 milliard de dollars alors que Wall Street visait 1,60 milliard de dollars.

RALPH LAUREN
Credit Suisse a maintenu son opinion positive sur Ralph Lauren tout en relevant son objectif de cours de 135 à 153 dollars. L'analyste estime que les perspectives délivrées hier par le groupe sont conservatrices et s'attend à des révisions à la hausse au cours de l'année. Une stabilisation des ventes au premier trimestre, comme prévu, serait une bonne performance et impliquerait une baisse de l'activité par la suite. Credit Suisse suggère que la tendance devrait à l'inverse rester solide.