Bourse

Marchés

Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Ouverture dans le vert à l'horizon

AOF - 05 avril 2018


(AOF) - Les marchés américains devraient ouvrir en territoire positif, dans un contexte de relative détente sur le dossier commercial sino-américain. Après un mouvement passager de panique, hier en début de séance, les investisseurs sont revenus à de meilleurs sentiments. Ils entrevoient désormais une issue raisonnable au différend commercial qui oppose Washington et Pékin. Ceci explique sans doute qu’ils n’ont guère réagit au déficit commercial US de février qui s’est avéré plus important que prévu. Vers 15h, les futures sur indices présagent d’un S&P 500 à +0,59% et d’un Nasdaq à +0,84%.

Hier à Wall Street


Les optimistes, qui n'étaient pourtant pas nombreux en début de séance, ont finalement repris la main à Wall Street. Le Dow Jones a ainsi clôturé en progression de 0,96% à 24 264,30 points après avoir perdu plus de 2% à l'ouverture. Le S&P a repris 1,16% et le Nasdaq 1,45%. Ce retournement peut s'expliquer par plusieurs facteurs. D'abord, les investisseurs ont sans doute tablé sur une résolution négociée des tensions commerciales alors que les taxes sino-américaines n'ont pas de date précise d'entrée en vigueur. Ensuite, les stats américaines, notamment l'enquête ADP, ont été plutôt solides.

Les chiffres macroéconomiques


Aux Etats-Unis, 242 000 inscriptions au chômage ont été enregistrées sur la semaine du 31 mars, après 218 000 (révisé de 215 000) la semaine précédente. Le consensus Briefing.com était de 225 000.

Le déficit de la balance commerciale américaine s'est établi à 57,60 milliards de dollars en février. Les économistes de Reuters tablaient sur un déficit moindre de 56,80 milliards après 56,70 milliards en janvier (révisé de 56,60 milliards).

Les valeurs à suivre

BAIDU/TENCENT

KeyBanc a initié la couverture de deux géants de l'internet chinois cotés à Wall Street : Baidu et Tencent. Le bureau d'études adopte une recommandation Pondération de secteur (neutre) sur Baidu, lui préférant d'autres grosses capitalisations du secteur internet en raison de leurs perspectives de croissance plus attractives. Pour KeyBanc, Baidu a pris du retard face à l'essor de l'internet mobile et ne va pas réussir à monétiser tout de suite ses actifs dans l'intelligence artificielle. "Nous pensons tout de même qu'ils offrent un potentiel de croissance à long terme", précise l'analyste.

FIAT CHRYSLER AUTOMOBILES

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) souhaite réaliser une scission de sa filiale Magneti Marelli par le biais d'une cotation à Milan. Le constructeur italo-américain anticipe une finalisation de l'opération d'ici fin 2018-début 2019. Les actionnaires de FCA recevront des parts dans la nouvelle holding Magneti Marelli. " La séparation créera de la valeur pour les actionnaires de FCA, tout en fournissant la nécessaire flexibilité opérationnelle à la stratégie de croissance de Magneti Marelli dans les années à venir ", a expliqué le constructeur automobile dans son communiqué

MACY'S

Macy's a annoncé le départ prochain à la retraite de Karen Hoguet, sa directrice financière depuis 1997. Elle quittera son poste en février 2019, à la clôture de l'exercice fiscal du groupe. Karen Hoguet restera directrice financière en attendant que son successeur soit nommé puis, jusqu'en février 2019, elle sera conseillère de Macy's.

MONSANTO
Monsanto, en passe d'être racheté par Bayer, a réalisé au deuxième trimestre clos le 28 février, un bénéfice net en hausse de 6,7% à 1,46 milliard de dollars, ou 3,27 dollars par action. Hors éléments exceptionnels, le BPA est ressorti à 3,22 dollars. Le chiffre d'affaires a reculé de près de 1% à 5,02 milliards. Le groupe a renouvelé sa confiance dans la finalisation de sa fusion avec Bayer.

SANDRIDGE ENERGY

L'investisseur activiste Carl Icahn a annoncé son intention de nommer des dirigeants chez SandRidge Energy favorables à la cession du producteur d'hydrocarbures. L'homme d'affaires s'est dit d'ailleurs prêt à lancer lui-même une offre en numéraire sur le capital du groupe qui ne lui appartient pas encore. Carl Icahn, qui détient 13,5% du capital de SandRidge Energy, dit avoir des inquiétudes profondes sur les capacités de la direction actuelle à décider de l'avenir de l'entreprise. A Wall Street, SandRidge Energy accuse un repli de 37% depuis le début de l'année.