Bourse

Marchés

Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Vers un rebond sur les 25 000 points après l'inflation

AOF - 01 mars 2018


(AOF) - Après une tentative avortée de rebond hier, Wall Street pourrait essayer une nouvelle fois de repartir de l'avant en ce premier jour de mars. Les futures sur indices grappillent 0,04% sur le S&P à 2 715,50 points et cèdent 0,03% à 25 030 points sur le Dow Jones. Dans un contexte de nervosité accrue autour de la politique monétaire, l'annonce d'une inflation "core", certes en très légère accélération mais en ligne avec les attentes, semble avoir rassuré tout le monde. Les taux longs américains sont même en baisse de 2 points de base. Côté valeurs, Best Buy et Salesforce devraient se distinguer.

Hier à Wall Street

Wall Street s'est montré assez instable pour cette dernière séance de février. Après une ouverture en hausse, les indices ont piqué du nez dans le sillage des cours du pétrole, suite à l'annonce d'une progression plus forte que prévu des stocks US, avant d'accélérer leur repli dans les deux dernières heures de cotation. Difficile d'identifier la raison précise de ce mouvement, sauf à considérer que les investisseurs ont voulu solder un mois de février difficile (-4% environ), dans un contexte de nervosité accrue, pour mieux repartir en mars.Le DJIA a cédé 1,50% à 25 029,20 pts et le S&P 1,11%.

Les chiffres macroéconomiques

Les dépenses des ménages ont progressé de 0,2% en janvier aux Etats-Unis. Les économistes tablaient sur une hausse de 0,2% après +0,4% en décembre. Les revenus des ménages américains ont augmenté, eux, en janvier de 0,4%. Le consensus visait une hausse de 0,3%, après +0,4% en décembre.

Aux Etats-Unis, 210 000 inscriptions au chômage ont été enregistrées sur la semaine du 24 février, au plus bas depuis décembre 1969, après 222 000 la semaine précédente. Le consensus Reuters était de +226 000.

Aux Etats-Unis, l'indice des prix PCE, l'indicateur privilégié par la Fed pour la définition de sa politique monétaire, est ressorti à 0,4% en janvier. Il avait progressé de 0,1% en décembre et le consensus l'attendait à 0,3%. L'indice "core", hors énergie et alimentaire, a augmenté de 0,3% en janvier contre un consensus de +0,3% et après +0,2% en décembre.

A 15h45, IHS-Markit publiera son indice définitif des directeurs d'achat (PMI) Manufacturier de février pour les Etats-Unis.

Enfin, à 16h00, seront dévoilés l'indice ISM Manufacturier de février et les dépenses de construction de janvier.

Les valeurs à suivre

BARNES & NOBLE
Barnes & Noble a vu ses comptes plonger dans le rouge au troisième trimestre clos fin janvier, à -63,5 millions de dollars contre un bénéfice de 70 millions un an plus tôt. Sa perte par action ressort à 87 cents. Barnes & Noble intègre dans ses comptes trimestriels une charge de dépréciation du goodwill de 133,6 millions de dollars et des coûts de restructuration de 10,7 millions. Le chiffre d'affaires de Barnes & Noble a baissé de 5,3% à 1,2 milliard de dollars, dont 5,8% en comparable.

BEST BUY
Best Buy a vu son bénéfice net chuter de 40% au quatrième trimestre clos début février, à 364 millions de dollars ou 1,23 dollar par action. Hors éléments exceptionnels, notamment une charge fiscale de 283 millions de dollars liée à la réforme Trump, Best Buy a enregistré un bénéfice par action de 2,42 dollars. Les ventes du distributeur spécialisé ont atteint de leur côté 15,36 milliards de dollars, en croissance de 14%. En données comparables, elles ont progressé de 9%.

Best Buy prévoit de fermer d'ici le 31 mai tous ses magasins Best Buy Mobile opérant aux Etats-Unis. Le distributeur de matériel électronique prévoit que ses opérations représenteront 55 à 65 millions de dollars de charges, liées principalement à la résiliation des baux de ses magasins, soit 14 à 17 cents par action. La majorité de ces coûts sera passée dans les comptes du premier trimestre.

FCA
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) a annoncé qu'il étudiera en détail une potentielle cession de sa filiale Magneti Marelli au cours du second trimestre 2018, tout en insistant sur l'incertitude quant à sa réalisation. Cette revue sera menée en parallèle d'une réflexion du constructeur italo-américain sur son plan de développement 2018-2022. D'ici le second trimestre 2018, le groupe poursuivra l'exploration de différentes options afin de maximiser la valeur pour les actionnaires.

KOHL'S
Kohl's a vu son bénéfice net bondir de 85,7% au quatrième trimestre clos début février pour atteindre 468 millions de dollars, soit 2,81 dollars par action. Hors éléments exceptionnels, notamment l'impact positif de la réforme fiscale, le bénéfice par action de la chaine de magasins ressort à 1,87 dollar. Les ventes de Kohl's, pour leur part, ont augmenté de 9,2% à 6,77 milliards de dollars. En comparable, la hausse a été de 6,3%. Le consensus Zacks prévoyait 1,77 dollar par action et 6,74 milliards de dollars.

L BRANDS
L Brands chute lourdement de plus de 7% en préouverture de Wall Street, suite à la publication de prévisions décevantes pour son bénéfice par action du premier trimestre 2018. Le propriétaire de la marque de lingerie Victoria's Secret vise ainsi un bénéfice par action (BPA) compris entre 15 et 20 cents par action. C’est bien moins que le consensus FactSet qui s’établissait à 31 cents. Pour l’ensemble de l’exercice 2018, L Brands table sur un BPA compris entre 2,95 et 3,25 dollars par action, contre un consensus de 3,14 dollars.

SALESFORCE
Le fournisseur de solutions de gestion de la relation client à distance Salesforce a dévoilé ses perspectives de revenus pour l'exercice 2019. Les ventes sont anticipées entre 12,60 et 10,65 milliards de dollars, soit 150 millions de dollars de mieux que précédemment et correspondant à une progression située entre 20% et 21%. Il a par ailleurs dévoilé son objectif de bénéfice par action ajusté annuel, anticipé entre 2,02 et 2,04 dollars. Wall Street vise 12,55 milliards de dollars pour les ventes et 1,74 dollar pour le bénéfice par action.