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Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Vers une ouverture dans le rouge

AOF - 19 juillet 2018


(AOF) - Les marchés américains devraient ouvrir en légère baisse ce jeudi, alors que continuent de pleuvoir les résultats trimestriels. Globalement, ceux-ci se révèlent mitigés. Les investisseurs prendront donc leur temps pour arbitrer les chiffres de groupes tels qu’IBM, Travelers, Ebay ou encore Blackstone. Les indicateurs macroéconomiques du jour étaient supérieurs aux attentes, à l’image du Philly Fed de juillet. Ils ne semblent toutefois guère peser sur la tendance. Vers 14h50, les futures sur indices reculent de 0,28% pour le S&P et de 0,32% pour le Nasdaq.

Hier à Wall Street



Wall Street a enchainé une deuxième séance de hausse qui, sans être flamboyante, n’en est pas moins franche. Le Dow Jones a gagné 0,32% à 25 199,29 points et le S&P 0,22% à 2 815,62 points. Le Nasdaq consolide après ses récents records : il a fini stable à 7 854,44 points. Outre l’effet toujours entrainant des déclarations du président de la Fed sur les perspectives de l’économie américaine, la tendance est alimentée par les bons résultats d’entreprises. Les valeurs bancaires se sont inscrites dans le sillage de Morgan Stanley (+2,81%). CSX (+7,08%) ou United Continental (+8,79%) ont brillé.

Les chiffres macroéconomiques


Aux Etats-Unis, l'indice manufacturier « Philly Fed », publié par la Fed de Philadelphie, est ressorti à 25,7 en juillet, après 19,9 en juin. Le consensus Reuters le voyait à 21,5.

Aux Etats-Unis, 207 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont été comptabilisées au cours de la semaine close le 14 juillet. Le consensus Reuters tablait sur 220 000, après 215 000 la semaine précédente (chiffre révisé de 214 000).

L'indice des indicateurs avancés de juin est attendu à 16h.

Les valeurs à suivre

ALCOA

Alcoa est attendu en baisse à l'ouverture après avoir réduit sa prévision d'Ebitda ajusté pour 2018, en raison des droits de douane américain sur les importations d'aluminium et la hausse des coûts de l'énergie. Le fabricant d'aluminium table désormais un chiffre compris entre 3 et 3,2 milliards de dollars, contre entre 3,5 et 3,7 milliards auparavant. Pour le deuxième trimestre, le bénéfice par action ajusté est ressorti à 1,52 dollar, conformément aux attentes. L'Ebitda a grimpé de près de 80% à 904 millions.

AMERICAN EXPRESS

American Express a dévoilé des résultats trimestriels supérieurs aux attentes. Au deuxième trimestre, l'émetteur de cartes de crédit a enregistré un bénéfice net en progression de 21% à 1,62 milliard de dollars, soit 1,84 dollar par action. Ce dernier est ressorti 2 cents au-dessus du consensus Reuters. Ses revenus ont augmenté de 9% pour atteindre le niveau record de 10,002 milliards de dollars, là où le marché visait 10,04 milliards de dollars.

AUTOMOBILE

Une association de constructeurs automobiles américains s'alarme de la possible augmentation des droits de douane de 25% sur les importations de véhicules et de pièces détachées aux Etats-Unis. Il s'agit de l'AAM (Alliance of Automobile Manufacturers), qui représente notamment General Motors, Ford, mais aussi les branches américaines de Volkswagen, Daimler ou encore BMW. A l'occasion d'une audition publique, qui se tiendra aujourd'hui au Département du Commerce, l'association manifestera sa "forte opposition" à une éventuelle augmentation des droits de douane sur l'automobile, qui "pénaliseront les familles et les travailleurs américains, ainsi que l'économie", selon un verbatim mis en ligne sur son site Internet.

BLACKSTONE

Le fonds d'investissement Blackstone a présenté des résultats meilleurs que prévu et soutenu par ses performances dans le private equity. Au deuxième trimestre, le bénéfice net a progressé de 111% à 1,55 milliard de dollars, soit 1,09 dollar par action. Le bénéfice net économique, indicateur de performance de référence du groupe américain, a grimpé de 56% à 1,1 milliard, ou 90 cents par action. Le consensus FactSet le donnait à seulement 74 cents. Le chiffre d'affaires a bondi de 71% à 2,63 milliards, au dessus des attentes (1,77 milliard).

BOEING

A l'occasion du salon aéronautique de Farnborough (jour 4), l'américain Boeing annonce qu'un client anonyme s'est engagé à commander 100 avions 737 MAX supplémentaires. Au prix catalogue, le montant de l'accord avoisine les 11,7 milliards de dollars. Cet engagement sera intégré sur le site de Boeing dans sa liste de "commandes et livraisons" à la finalisation du deal.

De plus, l'américain Boeing a également annoncé la finalisation d'une commande de 10 avions 787-9 Dreamliner de la part de la compagnie aérienne Hawaiian Airlines. Au prix catalogue, le montant du contrat atteint 2,82 milliards de dollars. De plus, le deal comprend également une option portant sur 10 appareils 787 supplémentaires.

EBAY

Le numéro un mondial des enchères en ligne eBay a présenté hier soir des résultats contrastés. Au deuxième trimestre, eBay a enregistré un bénéfice net de 642 millions de dollars, soit 64 cents par action, contre respectivement 29 millions et 3 cents un an auparavant. Corrigé des éléments exceptionnels, le bénéfice par action est ressorti à 53 cents, dépassant de 2 cents les attentes. Les revenus ont progressé de leur côté de 9% à 2,64 milliards de dollars, ressortant sous le consensus s'élevant à 2,66 milliards. Ils ont augmenté de 6% à taux de change constants.

HILTON WORLDWIDE HOLDINGS

Berenberg a relevé sa recommandation de Conserver à Acheter sur le titre Hilton Worldwide Holdings, tout en augmentant son objectif de cours de 78 à 94 dollars. Le bureau d'études souligne que la valorisation est attractive et que la croissance du groupe hôtelier américain devrait encore s'accélérer.

TRAVELERS

L'assureur Travelers a dévoilé des bénéfices décevants au deuxième trimestre. Le groupe a enregistré une baisse de 12% de son bénéfice net de 524 millions de dollars, soit 1,92 dollar par action. Le bénéfice opérationnel a reculé de 9% à 494 millions de dollars, soit 1,81 dollars par action, ressortant sous le consensus Reuters s'élevant à 2,42 dollars. L'opérationnel exclut les plus ou moins-values sur le portefeuille d'investissement de l'assureur, considérées comme des éléments exceptionnels.