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Analyse AOF pré-ouverture Wall Street - Vers une ouverture dans le rouge, la rencontre Juncker-Trump dans le viseur

AOF - 25 juillet 2018


(AOF) - Les marchés américains devraient ouvrir sur une note négative ce mercredi, alors que la tension monte sur le dossier du commerce international. En effet, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, doit rencontrer Donald Trump, le président américain, pour échanger sur la question des droits de douane. Un échange qui s’annonce tendu. En parallèle, les investisseurs arbitreront les nombreuses publications du jour, à l’image de Boeing, General Motors ou encore Fiat Chrysler. Vers 15h10, les futures sur indices signalent un S&P 500 à -0,12% et un Dow Jones à -0,33%.

Hier à Wall Street


Wall Street a tenté d’accélérer le rythme hier, deux des trois principaux indices signant des hausses plus franches que la veille. Le Dow Jones a gagné 0,79% à 25 241,94 points et le S&P s’est apprécié de 0,48% à 2 820,40 points. Seul l’indice tech Nasdaq est resté à l’écart de cette montée en charge même s’il a atteint un nouveau record en séance à 7 928,79 points. Il a fini à l’équilibre (-0,01%). L’appétit pour les actifs risqués a été alimenté par les bons résultats publiés dans des secteurs aussi variés que la santé (Biogen, Eli Lilly), les biens de consommation (3M), l’industrie (UTC)…

Les chiffres macroéconomiques


Aux Etats-Unis, les investisseurs se contenteront des ventes de logements neufs de juin, à 16h.

Les valeurs à suivre

ANTHEM

L'assureur Anthem a présenté une performance trimestrielle meilleure que prévu. Son bénéfice net a augmenté de 23% au deuxième trimestre à 1,05 milliard de dollars, soit 3,98 dollars par action. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice par action du groupe s'est élevé à 4,25 dollars, dépassant de 9 cents le consensus Thomson Reuters. Les revenus opérationnels d'Anthem ont progressé de leur côté de 2,3% à 22,7 milliards, là où le marché attendait 22,69 milliards de dollars.

BOEING

Boeing vient de publier les résultats de son deuxième trimestre 2018. Ainsi, le géant aéronautique américain a engrangé un bénéfice net de 2,2 milliards de dollars sur la période (+26%), soit 3,33 dollars par action en données ajustées. Le consensus visait 3,24 dollars par action. Pour sa part, le chiffre d'affaires s'est établi à 24,26 milliards de dollars (+5%), là où le marché attendait 23,98 milliards de dollars.

COCA-COLA

Coca-Cola a battu les attentes de Wall Street au deuxième trimestre grâce au succès de son Coca Zéro et de la nouvelle recette de son Coca Light. Le bénéfice net du géant américain du soda a bondi de 69% à 2,32 milliards de dollars, ou 54 cents par action. Hors éléments exceptionnels, le BPA est ressorti à 61 cents contre un consensus de 60 cents. Pénalisé par la cession des activités d'embouteillage, le chiffre d'affaires a reculé de 8% à 8,93 milliards, mais le marché tablait sur 8,54 milliards. La croissance organique a grimpé, elle, de 5% pour des volumes vendus en hausse de 2%.

FIAT CHRYSLER

Fiat Chrysler Automobiles (FCA) chute lourdement de 7,8% en préouverture des marchés américains, après avoir abaissé ses objectifs annuels. Ainsi, le constructeur automobile italo-américain vise désormais pour 2018 un chiffre d'affaires compris entre 115 et 118 milliards d'euros, contre 125 milliards d'euros auparavant. Idem pour l'Ebit, attendu entre 7,5 et 8 milliards d'euros, contre 8,7 milliards précédemment.

Par ailleurs, l'ancien directeur général de Fiat Chrysler Automobiles (FCA), Sergio Marchionne, est décédé. "Malheureusement, ce que nous redoutions s'est produit", a déploré John Elkan, le président de FCA, dans un communiqué. Samedi dernier, Fiat Chrysler avait désigné Mike Manley en tant que directeur général en lieu et place de Sergio Marchionne, dont l'état de santé s'était subitement dégradé. Sergio Marchionne avait passé 14 ans à la tête du constructeur italo-américain.


FREEPORT-MCMORAN

Freeport-McMoran affiche un bénéfice net qui a plus que triplé au deuxième trimestre, à 869 millions de dollars ou 59 cents par action. Hors éléments exceptionnels, il ressort à 58 cents par action. Le chiffre d'affaires trimestriel du groupe minier a augmenté de son côté de 39,2% à 5,168 milliards de dollars. Le consensus FactSet était de 52 cents par action et 4,97 milliards de dollars.

GENERAL MOTORS

General Motors (GM) recule de 6% en préouverture des marchés américains après avoir publié des résultats mitigés pour son deuxième trimestre 2018, tout en abaissant ses objectifs annuels. Ainsi, le constructeur automobile américain a dévoilé un bénéfice net de 2,4 milliards de dollars au titre de son deuxième trimestre (-2,8%), soit 1,81 dollar par action (en données ajustées). Le consensus FacSet visait un bénéfice par action de 1,78 dollar. Pour sa part, le chiffre d'affaires est ressorti à 36,8 milliards de dollars (-0,6%), pour un consensus de 37 milliards de dollars.

LULULEMON ATHLETICA

Lululemon Athletica a annoncé la nomination de Calvin McDonald comme directeur général (CEO). Depuis début février, le fabricant d'équipements de yoga n'a plus de directeur général, l'ancien titulaire du poste, Laurent Potdevin, ayant été poussé dehors. L'intérim est assuré par Glenn Murphy qui a vu son rôle de président exécutif étendu. Calvin McDonald était depuis cinq ans le patron Amériques de Sephora, une enseigne du groupe LVMH.

TEXAS INSTRUMENTS

Le fabricant de semi-conducteurs Texas Instruments a dévoilé hier soir ses résultats détaillés après avoir dévoilé ses comptes préliminaires il y a une semaine lors de l'annonce du départ de son Directeur général Brian Crutcher pour violation du code de conduite de l'entreprise. Au deuxième trimestre, le concurrent de STMicroelectronics a enregistré un bénéfice net en hausse de 33% à 1,4 milliards de dollars, soit 1,40 dollar par action. Corrigé de l'impact positif de la baisse des impôts, le bénéfice par action est ressorti à 1,37 dollar.

UPS

UPS a enregistré une croissance de 7,3% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 1,48 milliard de dollars ou 1,71 dollar par action. En données ajustées, notamment d'une charge de 263 millions de dollars liée à son plan de départs volontaires, il est ressorti à 1,94 dollar par action. Le chiffre d'affaires d'UPS a augmenté de son côté de 9,6% à 17,45 milliards. Le consensus Zacks était de 1,92 dollar par action et 17,3 milliards de dollars. Enfin, UPS a réaffirmé son objectif annuel d'un bénéfice par action ajusté de 7,03 à 7,37 dollars.

Par ailleurs, l'avocat général auprès de la Cour de justice de l'Union européenne a estimé aujourd'hui que le Tribunal de l'Union européenne a eu raison d'annuler, en mars 2017, la décision de la Commission européenne d'interdire le rachat de TNT par UPS. Cette opération avait été projetée en 2013. Suite au veto de la Commission, UPS avait abandonné sa proie sur laquelle son concurrent FedEx a finalement mis la main en mai 2016.