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Analyse mi-séance AOF France/Europe - Donald Trump met la Chine et les Bourses sous pression

AOF - 31 août 2018


(AOF) - Les marchés européens reculent dans le sillage de Wall Street. Les investisseurs s'inquiètent du regain de tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Lors d'un entretien accordé à Bloomberg, Donald Trump s'est dît prêt à taxer l'équivalent de 200 milliards de dollars d'importations chinoises supplémentaires dès la semaine prochaine. La hausse des taux américains et les tensions commerciales continuent de plus à faire des dégât dans les pays émergents : le peso argentin a dévissé hier. Vers 12 heures, le CAC 40 perd 0,92% à 5 427,47 points et l'EuroStoxx50, 0,91% à 3399,42 points.

En Europe, le britannique Whitbread bondit de 15,75% à 4 653 pence après la vente de Costa Coffee à Coca-Cola pour 3,9 milliards de livres, dette comprise (5,1 milliards de dollars). Les observateurs sont favorablement surpris par le prix de la transaction qu'ils attendaient plutôt aux environs des 3,2 milliards de livres. Le géant américain des sodas a donc payé le prix fort pour s'emparer de la deuxième chaîne de cafés au monde derrière Starbucks. L'opération s'inscrit dans la stratégie de Coca-Cola de diversification au profit de boissons jugées plus saines, plus "healthy".

A Paris, Gemalto gagne 0,83% à 49,93 euros, soit l’une des plus fortes progressions de l’indice SBF 120, après avoir présenté des résultats semestriels en ligne. Le titre du spécialiste de la sécurité numérique est cependant plafonné par les 51 euros proposés par Thales pour son rachat, sachant qu’aucune surenchère ne peut être envisagée pour des raisons politiques. Le rapprochement avec l’équipementier spécialisé en défense, transport et aérospatiale est toujours prévu pour la fin de l’année, une fois toutes les autorisations obtenues.

Plus forte baisse de l'indice SBF 120, Edenred perd 4,69% à 32,95 euros, sous la pression de Berenberg qui a abaissé sa recommandation de Conserver à Vendre. L'objectif de cours a en revanche été relevé à 23 euros. Le bureau d'études a pris cette décision en raison de la bonne performance de l'action depuis le début de l'année (+47%), dont 21% au cours du dernier mois, soit l'une des plus fortes hausses du secteur. Or, il juge que cette progression n'est pas justifiée et a été soutenue par la clôture de positions vendeuses.

Les chiffres macroéconomiques du jour

Les prix de production en France sont en hausse pour le troisième mois consécutif en juillet (+0,5 % après +0,2 % en juin et +0,7 % en mai) et accélèrent sur un an (+3,7 % après +3,2 % en juin), a révélé l'Insee.

Sur un an, les prix à la consommation ont progressé de 2,3% en août 2018 comme en juillet, selon l'estimation provisoire réalisée par l'Insee en fin de mois. L'inflation est ainsi stable, le ralentissement des prix de l'énergie étant à peu près compensé par une légère accélération des prix de l'alimentation. Sur un mois, les prix à la consommation se sont sensiblement redressés (+0,5 % après -0,1 % en juillet).

Dans la zone euro, le taux de chômage corrigé des variations saisonnières s’est établi à 8,2% en juillet 2018, stable par rapport à juin 2018 et en baisse par rapport au taux de 9,1% de juillet 2017, a annoncé Eurostat,. Il s’agit du taux le plus faible enregistré dans la zone euro depuis novembre 2008.

Le taux d'inflation annuel de la zone euro est estimé à 2% en août 2018, contre 2,1% en juillet selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne. Il était attendu à 2,1%, selon le consensus Reuters.

A la mi-séance, l'euro grappille 0,03% à 1,167 dollar.