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BALYO : le retard pris au premier semestre n'inquiète pas les investisseurs

AOF - 26 juillet 2018


(AOF) - Balyo (+2,62% à 3,92 euros) a réaffirmé qu'il sera en capacité de faire croitre son activité de plus de 80% cette année, faisant oublier le retard pris au premier semestre. La cible de chiffre d'affaires en 2022 reste également à 200 millions d'euros. Le fabricant de chariots de manutention robotisés base son optimisme sur un carnet de commandes record. A fin juin, il s'élevait à 20,2 millions d'euros, soit une progression de 50% par rapport à l’année précédente.

Balyo souligne que la prise de 7,5 millions d'euros de commandes au deuxième trimestre "constitue un nouveau record car la société n'a comptabilisé aucune commande groupée". Les commandes groupées, par leur nature (nombreux sites pour un même client le plus souvent dans plusieurs pays), sont difficiles à planifier d'un trimestre à l'autre. Balyo ajoute qu'il "mène des discussions prometteuses avec plusieurs de ses comptes clés pour les trimestres à venir. Ce niveau d'activité soutenu illustre la forte demande des clients pour les solutions robotisées de Balyo et la performance des partenariats industriels de la société."

Par ailleurs, la société a annoncé avoir pris des "mesures correctives" pour doper sa croissance. Toute la question est de savoir si elles seront suffisantes pour atteindre l'objectif de croissance, qui implique que le chiffre d'affaires du second semestre soit quasiment le double de celui du premier, calcule Gilbert Dupont. Ce dernier croit au rattrapage et relève sa recommandation d'Accumuler à Acheter sur Balyo.

Au premier semestre, l'entreprise a réalisé 9,7 millions d'euros de chiffre d'affaires, en croissance de 56%. Balyo a installé 72 robots ce qui lui permet d'enregistrer une forte hausse de sa base installée qui s'établit, au 30 juin 2018, à 296 robots en service, soit une croissance de 96% par rapport aux 151 robots installés au 30 juin 2017.

Sur le seul deuxième trimestre, la croissance a fortement ralenti en raison de décalages de livraisons, à 25% contre 116% sur les trois premiers mois de l'année.