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BOLLORE plus forte baisse de l'indice SBF 120 après ses semestriels

AOF - 03 septembre 2018

(AOF) - En hausse à l’ouverture, Bolloré a finalement perdu 6,4% à 3,86 euros, se classant ainsi en queue de l’indice SBF 120. Vendredi soir, le groupe diversifié a dévoilé une nette baisse du résultat net part du groupe au premier semestre, ce dernier tombant à 97 millions d’euros contre 330 millions d’euros, un an plus tôt. Son compte de résultats du premier semestre de 2017 avait toutefois été gonflé par un profit de 232 millions d’euros lié à l’intégration globale de Vivendi.

Bolloré a précisé que la plus-value de cession des titres Ubisoft – opération annoncée en mars - s'est élevée à 1,216 milliard d'euros, dont 1,16 milliard d'euros comptabilisés directement en capitaux propres chez Vivendi.

Le chiffre d'affaires a atteint 10,869 milliards d'euros, en hausse de 7 % à périmètre et change constants. Il a bondi de 54 % en données publiées, incluant 6,460 milliards d'euros de Vivendi.

Le résultat opérationnel s'est, lui, élevé à 544 millions d'euros en progression de 33 %. Le passage de Vivendi en intégration globale a aussi soutenu ce résultat. L'activité Communication (Vivendi, Havas, Médias, Télécoms) a ainsi vu son résultat opérationnel bondir de 50% à 370 millions d'euros. Une bonne performance qui est aussi à mettre au crédit de Vivendi, dont le résultat opérationnel a progressé de 26% à périmètre et taux de change constants.

Les autres activités du groupe étaient moins gaillardes. Bolloré Transport & Logistics a vu le sien progresser de 4% à 266 millions d'euros.

Quant à la division "Stockage d'Electricité et Solutions", qui comprend les batteries et les transports électriques, sa perte opérationnelle s'est globalement stabilisée. Elle est ressortie à 77 millions contre -79 millions au premier semestre 2017. Son semestre a été marqué par la résiliation du service Autolib'.

Enfin, le groupe a dévoilé un ratio d'endettement net sur fonds propres (gearing) de 20 % contre 16 % à fin 2017. Les sommes restantes à percevoir au titre de la cession d'Ubisoft et de Fnac-Darty (768 millions d'euros) ne sont pas encore prise en compte.