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Des vents mauvais ont soufflé des Etats-Unis, -3% pour le CAC 40 sur la semaine

AOF - 02 mars 2018


(AOF) - Les marchés européens ont très mal fini la semaine, pénalisés par les craintes de tensions commerciales après l'annonce de mesures protectionnistes par Donald Trump. Le CAC 40 a perdu 2,39% à 5 136,58 points et l'EuroStoxx a reculé de 2,19% à 3 324,75 points. Ce recul porte à 3,40% la perte hebdomadaire du marché parisien et à 3,39% celle de l'indice paneuropéen. Ces reculs sont du même ordre de grandeur que ceux qui avaient été enregistrés lors de la correction de début février.

A l'image de ce dernier jour de la semaine, c'est bien des Etats-Unis que sont venues les alertes qui ont pesé sur les marchés cette semaine. Il est donc logique que Wall Street présente un bilan hebdomadaire également dégradé : le Dow Jones s'apprête à clôturer la séance sur une baisse de 1,07% ce qui porte à -3,82% son recul sur la semaine.

La décision de Donald Trump de taxer l'aluminium et l'acier importés aux Etats-Unis, à 10% et 25% respectivement, a suscité une vague d'indignation mondiale. La Chine, implicitement visée par ces mesures, mais aussi le Canada ou l'Union européenne ont très mal réagi à ce sursaut protectionniste du président américain. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a même publié un communiqué de presse dans lequel il assure que l'Union européenne "ne va pas rester les bras croisés alors que (son) industrie subit des mesures injustes mettant en péril les emplois européens".

Ces annonces font craindre des mesures de rétorsion qui pourraient mettre en péril le commerce mondial et peser sur les entreprises. En effet, des hausses de prix aux frontières de certains pays représentent des menaces pour la compétitivité des sociétés qui y exportent.

Si ces annonces font figure de coup de grâce, leur impact a été amplifié par la santé déjà chancelante des marchés actions depuis le début de la semaine. Les investisseurs ne peuvent s'empêcher de craindre une accélération de la normalisation de la politique de la Fed. Les discours de Jerome Powell, le nouveau président de la Fed, devant les parlementaires américains cette semaine ne les ont pas vraiment rassurés.

Dans ce contexte tourmenté, les investisseurs se sont montrés particulièrement prompts à sanctionner fortement des résultats qu'ils jugeaient décevants. BioMérieux (-10,97%), Carrefour (-9,16%) ou encore Europcar (-7,73%) en ont fait les frais. En revanche, peu de valeurs ont surnagé. Parmi elles, Peugeot (+6,30%) et Teleperformance (+2,84%) ont bénéficié de leurs solides résultats annuels. Getlink a bondi de 10,48%, dont 11,54% ce vendredi, après l'entrée à son capital d'Atlantia.