Bourse

Sociétés

EDENRED et CARREFOUR pansent difficilement leurs plaies brésiliennes

AOF - 19 mai 2017


(AOF) - Dans un marché parisien qui joue le rebond, Edenred et Carrefour parviennent tout juste à limiter leurs pertes à -0,07% pour le premier et -0,15% pour le second. Les investisseurs restent donc sur leurs gardes après la baisse enregistrée hier par ces titres (-4,76% pour Edenred et -2,13% pour Carrefour) sur fond de turbulences politiques au Brésil. Edenred et Carrefour font partie des valeurs cotées à Paris les plus exposées à ce pays où le président est accusé de corruption et pourrait être contraint à la démission avant la fin de son mandat en 2018.

Pour Edenred, le Brésil est le principal marché d'une zone, l'Amérique latine, qui a représenté en 2016 54% de son bénéfice d'exploitation courant. Depuis deux ans, le spécialiste des services prépayés se débat avec un environnement adverse dans ce pays qui a plongé en récession tout en essayant de faire valoir ses atouts. Très présent sur le marché de la gestion des frais professionnels (flotte automobile, carburant...), Edenred rappelle souvent que ces produits permettent à ces clients d'optimiser leurs coûts.

D'ailleurs, le Brésil est un des piliers de la stratégie du groupe qui vise à accroitre à 25% la contribution de cette activité de gestion des frais à son chiffre d'affaires total contre 24,8% à fin mars. Edenred a franchi l'an dernier une étape décisive vers cet objectif en rachetant précisément une entreprise brésilienne, Embratec.

De son côté, Carrefour est exposé à hauteur de 19% de ses ventes à l'Amérique latine, et notamment au Brésil. Comme le reste du secteur de la distribution, et dans une certaine mesure comme Edenred, le groupe français est confronté depuis le début de l'année à des pressions désinflationnistes au Brésil ce qui pèse sur ses prix.