Bourse

Sociétés

FAURECIA : la croissance ne suffit plus

AOF - 13 octobre 2017

(AOF) - Faurecia a perdu 2,13% à 60,61 euros après la publication de ses ventes à valeur ajoutée qui n'ont pas surpris les marchés. Pourtant au troisième trimestre 2017, elles ont atteint 3,790 milliards d'euros, en augmentation de 7,3% en données publiées. Sur une base organique, elles ont augmenté de 10,7%, ce qui reflète une poursuite de la forte croissance (après 8,5 % de croissance enregistrés au premier semestre). Cette croissance organique est  supérieure de 870 points de base à celle du marché, alors que la surperformance était de 550 points de base au premier semestre.

Les courtiers soulignent cette performance d'autant plus que la croissance de Faurecia a été forte dans l'ensemble des activités et des zones géographiques. La progression la plus importante est à mettre au crédit de l'activité Interiors qui compte pour 31% des ventes à valeur ajoutée et dont la croissance organique a atteint 13%.

D'un point de vue géographique, la Chine a été particulièrement dynamique avec une croissance de 25,7% grâce à des gains de parts de marché et des ventes aux constructeurs chinois. L'Europe a affiché une croissance de 8,7% dans un marché solide tandis que l'Amérique du Nord a légèrement baissé de 0,1% à cause d'un marché déprimé.

Fort de ces résultats, le management de Faurecia a confirmé ses objectifs 2017 d'une croissance des ventes à valeur ajoutée de 7% à taux de change constants, d'une marge opérationnelle comprise entre 6,6% et 7% des ventes à valeur ajoutée, d'un cash-flow net supérieur à 350 millions d'euros et d'un bénéfice par action supérieur à 4 euros.

Les brokers sont restés de marbre face à cette publication. UBS s'attend à de "petites améliorations au niveau du consensus pour l'exercice 2017". Jefferies est de son coté déjà tourné vers l'exercice 2018 et anticipe une croissance de 7%-8% des ventes à valeurs ajoutée de Faurecia. Dans ce cadre, les bureaux d'études maintiennent leurs recommandations Vendre pour UBS et Conserver pour Jefferies, jugeant le titre correctement valorisé après sa hausse de près de 70% depuis le début de l'année.