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La BCE abaisse à 2,1% sa prévision de croissance de la zone euro cette année

AOF - 19 juin 2018


(AOF) - La Banque centrale européenne a ramené de 2,4% à 2,1% sa prévision de croissance en volume du PIB de la zone euro cette année. L'expansion dans la région entamerait ainsi un lent ralentissement qui l'amènerait à 1,7% en 2020, selon les projections dévoilées à la mi-journée. La BCE explique ce tassement attendu par l'atténuation progressive des mesures de soutien monétaire adoptées ces dernières années.

De plus, un infléchissement du taux de croissance de la demande extérieure adressée à la zone euro devrait freiner la hausse des exportations tandis que la progression de la consommation privée risque de ralentir. Cela traduira une normalisation du taux d'épargne par rapport aux bas niveaux enregistrés dans le contexte de l'expansion conjoncturelle dans plusieurs pays de la zone euro. Enfin, la hausse de l'emploi devrait également décélérer, en partie du fait de pénuries de main-d'œuvre de plus en plus contraignantes dans certains pays de la zone euro, prévient la BCE.

En dépit de ces perspectives de court terme, les projectionnistes de la Banque centrale européenne assurent que "les fondamentaux nécessaires au maintien de l'expansion sont toujours présents" à moyen terme. L'orientation très accommodante de la politique monétaire de la BCE reste transmise à l'économie, assurent-ils. La croissance de l'activité de prêt au secteur privé se maintient grâce à des taux d'intérêt bas et des conditions d'octroi favorables.

La diminution des besoins de désendettement contribuera également au dynamisme des dépenses privées. Par ailleurs, la consommation privée et l'investissement dans l'immobilier résidentiel devraient bénéficier de la bonne santé des marchés du travail et d'une hausse du patrimoine net des ménages. Parallèlement, l'investissement des entreprises continuera de progresser, prévoit la BCE, traduisant aussi l'augmentation des bénéfices dans un contexte d'accentuation des tensions sur la demande et d'utilisation élevée des capacités de production.

Enfin, la vigueur des exportations de la zone euro devrait se maintenir, bénéficiant de l'expansion actuelle de l'activité économique mondiale et de la progression correspondante de la demande extérieure.