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La France toujours leader des ventes de produits de luxe

AOF - 30 mai 2018


(AOF) - Deloitte a publié la cinquième édition de son étude mondiale Global Powers of Luxury Goods. Sans surprise, grâce à LVMH, Kering et la branche luxe de L'Oréal, la France reste la championne en termes de chiffre d’affaires (5,8 milliards de dollars en 2016), suivie des Etats-Unis (3,5 milliards de dollars) et de la Suisse (3,1 milliards de dollars), tandis que l’Italie est le premier pays du classement en termes de nombre d’entreprises.

Ensemble, la Chine, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Suisse, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis représentent 83% des entreprises de produits de luxe du Top 100, cumulant 90% du chiffre d'affaires de ce classement.

Avec un chiffre d'affaires de 23,45 milliards de dollars, LVMH conserve sa place de leader au palmarès des sociétés, devant l'américaine Estée Lauder (11,82 milliards de dollars), la suisse Richemont (11,68 milliards), l'italienne Luxottica (10,5 milliards) et Kering (9,37 milliards).

Les quatre géants français du luxe, enregistrant des ventes supérieures à 5 milliards de dollars, ont conservé les mêmes places dans le classement, excepté L'Oréal Luxe & Hermès qui ont tous les deux gagné une place depuis l'année dernière. L'Oréal Luxe figure à la 6ème place, dépassant ainsi The Swatch Group, tandis qu'Hermès est à la 11ème place, devançant Rolex et Chow Tai Fook Jewellery.

A noter que le Top 3 des sociétés de luxe ayant connu la croissance la plus rapide est occupé par Canada Goose, Pandora et Valentino.

"Le secteur du luxe n'est pas épargné par la rupture majeure qui touche l'ensemble de l'écosystème mondial de consommation : la convergence "phygitale" qui impose aux acteurs de réinventer l'expérience magasin grâce au digital, au risque sinon de perdre leurs clients, notamment les Millenials et la Génération Z qui pèseront en 2025 environ 40% des ventes de luxe, contre 30% aujourd'hui. De plus, pour attirer ces nouveaux consommateurs, les marques de luxe devront prendre en compte leur attrait pour des produits respectant les valeurs de développement durable", a souligné Jean-Marc Liduena, Associé Responsable Consommation & Distribution chez Deloitte.