Bourse

Sociétés

La valeur du jour à Paris - BONDUELLE sur ses plus bas de l'année, le quatrième trimestre et les perspectives déçoivent

AOF - 07 août 2018


(AOF) - Bonduelle (-5,97% à 29,95 euros) a signé un nouveau plus bas pour cette année à 29,05 euros, sanctionné pour ses perspectives prudentes et la baisse de ses ventes au quatrième trimestre. D'abord, le fabricant de légumes cuisinés a prévenu que de nombreux vents contraires vont souffler sur son activité au cours de l'exercice 2018/2019 entamé début juillet. Il évoque "l'ambiance atone de la consommation constatée tant en Europe qu'aux Etats-Unis, les résultats des négociations commerciales dans ces deux zones ainsi qu'un début difficile des campagnes agricoles".

De ce fait, Bonduelle prévoit une croissance limitée de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité sur cet exercice.

Suite à ces déclarations, Kepler Cheuvreux a réduit de 2% sa prévision de ventes sur 2018/2019. L'analyste intègre ainsi la saturation des capacités de production de Bonduelle aux Etats-Unis, une activité plus faible que prévu sur le segment des légumes frais prêts-à-consommer et une reprise plus faible que prévu en Europe de l'Est.

A plus court terme, le groupe a maintenu son objectif de croissance de sa rentabilité opérationnelle courante d'environ 20% sur l'exercice 2017/2018 clos fin juin, "malgré une évolution limitée de son chiffre d'affaires réalisé hors croissance externe". Sur 2017/2018, Bonduelle a enregistré une croissance à changes et périmètre constants de seulement 0,3%, à 2,77 milliards d'euros de chiffre d'affaires. LCM anticipait 2,798 milliards.

Sa fin d'exercice a été particulièrement difficile puisque ses ventes ont reculé sur cette période de 1,8% en organique, à 683,4 millions d'euros. Elles avaient progressé de 2,5% au premier trimestre puis avaient ralenti à 0,8% sur chacun des deux trimestres suivants. Bonduelle a souffert de bases de comparaison élevées dans le frais prêt-à-consommer aux Etats-Unis et en Europe orientale, et d'un effet calendaire en Amérique du Nord. Ses ventes sur ces marchés extérieurs à la zone euro ont reculé de 5,5% en organique au quatrième trimestre.