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La valeur du jour à Wall Street - TESLA : la fièvre se calme après le tweet de mardi sur une sortie de la cote

AOF - 08 août 2018


(AOF) - Après l’accélération d’hier en cours de séance, l’heure est au freinage pour Tesla. Le titre du constructeur de voitures électriques cède en effet 0,59% à 377,33 dollars après avoir bondi de 11% mardi à la suite d’un tweet en cours de séance de son fondateur, Elon Musk, évoquant une sortie de la cote. Une telle opération, qui se ferait au prix de 420 dollars l’action, soit une valorisation totale supérieure à 70 milliards de dollars, suscite le scepticisme des professionnels.

"En tant que société cotée, nous sommes sujets à d'importantes variations de notre cours de bourse, ce qui peut détourner considérablement l'attention de toutes les personnes travaillant pour Tesla, qui sont tous des actionnaires", a expliqué le fondateur et patron de Tesla, Elon Musk. Ce dernier s'en était récemment pris aux vendeurs à découvert prenant des positions sur sa société.

Ce tweet en cours de séance qui s'est traduit par une forte hausse de l'action a d'ailleurs dû coûter cher à ceux qui ont conservé leur position après le bon accueil réservé aux résultats trimestriels du groupe, la semaine dernière.

Elon Musk s'est aussi plaint de la pression exercée sur Tesla par la publication de ses résultats chaque trimestre, qui pousserait la société à prendre des décisions bonnes à court terme, mais négatives à long terme.

Le fondateur de la société, dont il possède 20% du capital, a précisé que la décision finale n'avait pas été prise, mais que le financement était disponible.

Quel financement ?

Le fait que Tesla consomme de la trésorerie – même si le groupe prévoit de générer un cash flow positif aux troisième et quatrième trimestres – est le principal obstacle et de taille à un rachat via un LBO (rachat via endettement). Dans ce type d'opération, la dette alors levée est remboursée grâce au cash généré par la cible. D'où l'idée évoquée par certaines sources d'un financement apporté par des fonds souverains.

Même si JPMorgan n'attribue qu'une probabilité de 50% à une telle opération, il juge qu'il faut prendre cette possibilité au sérieux car il s'agit d'une communication faite par le directeur général d'une société cotée.