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La valeur du jour à Wall Street - TEVA soutenu par une réorganisation majeure

AOF - 27 novembre 2017


(AOF) - Teva bondit de près de 5% à 14,34 dollars après l'annonce d'une vaste réorganisation. Dans un communiqué, le numéro un mondial des génériques a révélé qu'il regrouperait sa division génériques, Generic R&D, et sa division de médicaments de spécialité, Speciality R&D, au sein d'une seule entité commerciale. L'objectif est de créer de la valeur en simplifiant la structure de la société, la rendre plus agile et compétitive.

Conséquence de cette nouvelle organisation, le responsable de la recherche et développement, Michael Hayden, celui de la division médicaments de spécialité Rob Koremans et Dipankar Bhattacharjee, le directeur des activités génériques, sont remerciés.

La semaine dernière, le quotidien économique Calcalist révélait que Teva comptait supprimer de 20 à 25% de ses 6 860 salariés en Israël ainsi que plus de 10% de ses 10 000 employés aux Etats-Unis. Des suppressions de postes seraient également prévues en Europe, où le laboratoire pharmaceutique emploie plus de 24 000 personnes.

Le Parlement européen a convoqué Teva pour demander des explications. Le groupe a répondu dans une lettre qu'il prendrait des décisions importantes pour assurer son avenir.

Teva subit les baisses de prix aux Etats-Unis

Teva entend ainsi redresser une situation financière fragilisée. En début de mois, le groupe a révisé à la baisse ses prévisions de chiffre d'affaires pour 2017. Il prévoit désormais des ventes comprises entre 22,5 et 22,3 milliards de dollars. Le titre avait chuté de 20% dans le sillage de cette annonce.

Plus globalement, la capitalisation boursière du géant de la pharmacie a fondu de 75% en deux ans, passant de 56 à 13 milliards de dollars.

Teva a notamment été pénalisé par le lancement d'un générique au Copaxone, son traitement vedette contre la sclérose en plaque, qui a représenté 20% de ses ventes.

Teva a également été affecté par la baisse des prix sur le marché américain des génériques liée à la pression des organismes de remboursement.

Surtout, le groupe continue de souffrir du rachat, pour 40 milliards de dollars, de la branche génériques de l'américain Allergan dans un environnement sectoriel morose.