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La valeur du jour à Wall Street - WALT DISNEY met la pression sur COMCAST pour acquérir 21ST CENTURY FOX

AOF - 20 juin 2018


(AOF) - La balle est dans le camp de Comcast (stable à 32,8 dollars). Le groupe de médias, maison-mère de NBCUniversal, est attendu au tournant d'une éventuelle offre améliorée sur 21st Century Fox (+6,7% à 47,68 dollars) maintenant que son rival Walt Disney (+1,32% à 107,51 dollars) a bonifié la sienne. Le propriétaire de Mickey propose désormais 38 dollars par action 21st Century Fox. Cela correspond à une augmentation de 10 dollars par action par rapport à sa précédente offre mais surtout à une surperformance de 3 dollars par rapport à la dernière proposition de Comcast.

Cette dernière avait l'avantage d'être intégralement en cash. Pour contrer Comcast sur ce terrain, Walt Disney propose désormais aux actionnaires de Fox de recevoir soit du cash soit des titres en échange de leurs actions. Ces derniers recevront donc des actions Disney pour une valeur de 38 dollars pour chaque titre 21st Century Fox si le cours moyen de Walt Disney à la clôture de l'opération évolue entre 93,53 et 114,32 dollars.

Face à cette nouvelle proposition, la Fox a estimé qu'il n'attendait pas une meilleure offre de la part de Comcast et recommande donc le rapprochement avec Walt Disney. Afin de laisser le temps à ses actionnaires d'étudier l'offre, 21st Century Fox a reporté son assemblée générale extraordinaire initialement prévue le 10 juillet à une date non précisée.

L'opération porte toujours sur le périmètre prévu au départ de l'histoire, le 14 décembre dernier, à savoir sur les actifs détenus par 21st Century Fox dans la télévision, hors certaines chaines du câble (Fox News notamment), et dans la production de films pour le cinéma. Ils représentent plus de 48% du chiffre d'affaires du groupe en rythme annuel soit plus de 13 milliards de dollars. Les actifs qui ne passeront pas dans le giron de Disney ou de Comcast seront cotés dans une société séparée.

Walt Disney évaluait en décembre à 2 milliards de dollars les économies de coûts que va permettre ce rapprochement et indiquait qu'il sera relutif sur ses bénéfices dès la deuxième année après sa finalisation.