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LAFARGEHOLCIM "prend acte de la mise en examen de Lafarge SA en France"

AOF - 28 juin 2018

(AOF) - LafargeHolcim annonce dans un communiqué qu'elle "prend acte de la mise en examen de Lafarge SA en France" par les juges en charge de l’instruction relative à l'exploitation de la cimenterie syrienne de Jalabiya par Lafarge Cement Syria entre 2011 et 2014. Le groupe "prend acte des infractions reprochées à la suite des actes individuels répréhensibles survenus dans le cadre des opérations antérieures à 2014 de Lafarge Cement Syria, une filiale de Lafarge SA. La mise en examen de Lafarge SA était attendue suite à la mise en examen de plusieurs de ses anciens dirigeants."

Le cimentier franco-suisse "reconnait que le système de supervision de sa filiale syrienne ne lui a pas permis d'identifier les manquements survenus à la suite d'une violation sans précédent des règlements et des règles de conformité internes par quelques personnes qui ont quitté le Groupe. Cependant, l'entreprise fera appel des infractions reprochées qui ne reflètent pas équitablement les responsabilités de Lafarge SA."

Dès que LafargeHolcim a eu connaissance des irrégularités survenues en Syrie, le Conseil d'administration a fait diligenter, en 2016, une enquête qui a été menée par des cabinets externes indépendants, expérimentés en matière d'enquêtes transfrontalières complexes. Les principales conclusions de cette enquête ont été rendues publiques en avril 2017 et ont révélé que la société locale a remis des fonds à des tiers afin de trouver des arrangements avec un certain nombre de groupes armés, dont certains visés par des sanctions. Cette histoire avait entrainé le départ du directeur général de LafargeHolcim Eric Olsen.

Ce rapport et plus de 260 000 documents recueillis dans le cadre de l'enquête ont été remis aux autorités françaises et sont au cœur du dossier. A plusieurs reprises, y compris aujourd'hui devant les juges d'instruction, la société Lafarge SA a confirmé que des erreurs individuelles inacceptables ont été commises en Syrie jusqu'à l'évacuation du site en septembre 2014, ce qu'elle regrette et condamne avec la plus grande fermeté. La société continuera à pleinement coopérer avec les autorités judiciaires dans cette affaire.