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Les marchés européens sur la défensive pour commencer la semaine

AOF - 06 novembre 2017


(AOF) - Les indices actions européens ont manqué d’élan pour entamer cette nouvelle semaine en dépit d’une actualité macroéconomique chargée et plutôt favorable. Le CAC 40 a cédé 0,19% à 5 507,25 points et l’EuroStoxx 50 a perdu 0,21% à 3 682,36 points. Aux Etats-Unis aussi, ce lundi a été plutôt terne : le Dow Jones est stable en fin d’après-midi.

Tout juste sortis d'une séquence marquée par une actualité chargée sur le plan de la politique monétaire, les investisseurs n'ont pas trouvé dans les nombreux indicateurs publiés aujourd'hui de catalyseurs suffisants pour les inciter à prolonger leurs achats d'actifs risqués.

Premiers à être publiés ce matin, les indices définitifs des directeurs d'achat (PMI) Composite n'ont eu aucun impact sur la tendance, à l'image de l'indice pour la zone euro. A 56 points en octobre, il synthétise une croissance de l'activité en zone euro parmi les plus élevées depuis 6 ans et demi. Dans ce contexte, la nouvelle hausse de l'indice Sentix du moral des investisseurs – il a atteint 34 points en novembre, au plus haut depuis juillet 2007 - n'a pas non plus surpris les investisseurs ni entrainé de sursaut des indices actions.

En fait, les seuls actifs à avoir eu quelques faveurs de la part des investisseurs ont été les moins risqués. C'est le cas notamment des obligations 10 ans françaises et allemandes, qui ont reculé de 3 points de base aujourd'hui, pesant sur les valeurs bancaires : à Paris, Société Générale (-3,65%), BNP Paribas (-1,22%) et Credit Agricole (-1,05%) ont signé les trois plus fortes baisses du CAC 40.

Les investisseurs ont regardé avec prudence l'évolution de la situation en Arabie saoudite où le prince héritier a lancé une vaste opération anti-corruption,visant plusieurs hiérarques du régime. Parmi eux se trouverait le milliardaire Al Walid ben Talal, propriétaire du groupe Kingdom Holding. Ce dernier est notamment présent à hauteur de 5,70% au capital d'AccorHotel qui a terminé tout juste stable du fait de l'incertitude que génère cette actualité.

De même, ces tensions ont soutenu les cours du pétrole, dont l'Arabie saoudite est l'un des principaux producteurs : le baril de Brent cotait à la clôture 63,58 dollars, en hausse de 2,4%, au plus haut depuis juin 2016. Les valeurs pétrolières en ont profité : Vallourec a gagné 2,12%, TechnipFMC 1,08% et Total 0,29%.

Enfin, STMicroelectronics (+1,17%) a signé la plus forte hausse du CAC 40 après l'annonce du rapprochement entre Broadcom et Qualcomm pour 130 milliards de dollars.