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Les marchés sanctionnent la fausse note de Conte

AOF - 05 juin 2018


(AOF) - En hausse une bonne partie de la séance, les principaux marchés actions européens ont finalement achevé la journée dans le rouge près des indicateurs économiques en demi-teinte et un regain de tension politique en Italie. Le CAC 40 a abandonné 0,22% à 5 460,95 points. L'EuroStoxx 50 a cédé, lui, 0,37% à 3 457 points. A l'approche de la mi-séance à Wall Street, la tendance est tout aussi mitigée : le Dow Jones accuse un repli de 0,18% tandis que le Nasdaq progresse de 0,31%.

Les actions européennes ont longtemps fait preuve de résistance face à des vents adverses. L'indice PMI composite du mois de mai de la zone euro a ainsi été confirmé à 54,1 en version définitive, confirmant le ralentissement de la croissance de la région observé au premier trimestre.

La résistance des actions à cette contreperformance s'est expliquée par les spéculations concernant la BCE. Face à la dégradation de la conjoncture dans un climat politique plus incertain, l'institution pourrait retarder le processus de normalisation de sa politique monétaire.

Mais, cet après-midi, le discours de politique générale du nouveau président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a ravivé l'aversion pour le risque.

Dans son discours de politique générale, Giuseppe Conte a assuré qu'il suivrait à la lettre le programme du gouvernement de la Ligue et du M5S et promis un changement radical.

Résultat, la Bourse de Milan a cédé plus de 1% tandis que le taux italien à 10 ans a bondi de 20 points de base à 2,753%, au plus haut depuis fin mai.

Dans ce contexte, les valeurs technologiques, portées par la bonne orientation du Nasdaq, ont été les principales gagnantes du jour à la Bourse de Paris. STMicroelectronics a signé la meilleure performance du CAC 40 avec un gain de 5,1%. Au sein du SBF 120, le fabricant de puces est talonné par Soitec (+3,8%).

Du côté des baisses, le titre Schneider Electric a accusé le plus forte repli du CAC 40, pénalisé par des rumeurs de presse évoquant un deuxième semestre plus compliqué pour le groupe en raison de l'impact de la hausse des coûts des matières premières.