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MANITOU au plus haut depuis février 2008 après le relèvement de ses perspectives annuelles

AOF - 21 avril 2017


(AOF) - Jamais deux sans trois. Alors que les deux précédentes communications de Manitou - résultats annuels et acquisition en Inde - ont déjà donné lieu à des hausses significatives du titre, ce dernier gagne encore 3,43% à 25,63 euros ce vendredi. Il signe ainsi un nouveau record pour cette année et retrouve son niveau de février 2008. Manitou bénéficie de l'annonce hier soir du relèvement de ses objectifs après un solide début d'année.

Pour 2017, le fabricant d'engins de manutention vise désormais une croissance de son chiffre d'affaires de 7 à 10% et une progression de sa marge opérationnelle de 50 à 70 points de base par rapport à 2016. Cette dernière atteindrait ainsi 5,8 ou 6%. Jusque-là, le groupe prévoyait un chiffre d'affaires en progression de l'ordre de 5 à 7% et une amélioration de sa marge de l'ordre de 50 points de base.

Avec cette révision à la hausse, Manitou est plus en ligne avec le consensus, voire un peu supérieur concernant la croissance de ses ventes. Les analystes attendent en effet une progression de 7% du chiffre d'affaires du groupe cette année et une marge à 5,9%. "Si nous ne modifions pas pour l'instant nos prévisions de résultats 2017/2018 (en ligne avec le consensus pour cette année), elles apparaissent dorénavant conservatrices", a d'ores et déjà commenté Oddo.

Pour justifier ce regain d'optimisme, le directeur général de Manitou a souligné l'importance de son carnet de commandes et son "très bon démarrage de l'année". Sur le premier point, Manitou a fait état de 433 millions d'euros de prises de commandes au premier trimestre (+41%) portant son carnet de commandes à 461 millions (+33%).

Concernant son premier trimestre, le groupe a délivré une croissance de 22% à 380 millions d'euros. Oddo prévoyait 337 millions et Gilbert Dupont 346 millions.

"L'activité du premier trimestre reflète à la fois l'amélioration de la performance de Manitou, la reprise de la plupart de nos marchés ainsi que les effets de la fin programmée de la loi sur le suramortissement des investissements en France", a commenté le DG Michel Denis.