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MICHELIN au plus haut historique après ses ventes trimestrielles

AOF - 21 avril 2017

(AOF) - Michelin (+2,52% à 116,10 euros) a signé une des plus fortes hausses du CAC 40 et un nouveau record pour cette année grâce à des ventes trimestrielles supérieures aux attentes. Le chiffre d'affaires du fabricant de pneumatiques s'est élevé à 5,56 milliards d'euros sur la période de trois mois clos fin mars, en croissance de 9,9%. Le consensus se situait autour de 5,39 milliards d'euros. Investisseurs et analystes avaient donc sous-estimé l'effet des annonces de hausses de prix faites en début d'année par Michelin.

Avant qu'elles ne se matérialisent dans les étiquettes, à partir du 1er avril, clients et revendeurs ont en effet accru leurs achats de pneus sur les trois premiers mois de l'exercice. Ainsi, Michelin a enregistré une forte hausse, 7,3%, de ses volumes au premier trimestre là où les analystes visaient en moyenne +3,9%.

Cet impact a été particulièrement fort dans les segments Tourisme camionette, dont les volumes ont augmenté de 8 % dans des marchés mondiaux en croissance de 5 %, et Spécialités (+14,% contre +9/+11% pour le marché).

La bonne orientation des volumes de ventes de Michelin au premier trimestre a permis de compenser un facteur mix-prix une fois encore négatif (-0,1%). Avant que l'impact des hausses de prix annoncées se fasse réellement sentir, l'effet prix est resté particulièrement décevant.

La physionomie de ce premier trimestre permet également d'avoir une idée précise de ce que sera la suite de l'exercice de Michelin. L'effet prix devrait rester négatif au deuxième trimestre mais sera encore compensé par les volumes. Au second semestre, l'équilibre devrait s'inverser avec un taux de croissance des volumes moins élevé mais un effet prix positif. En année pleine, le fabricant de pneumatiques a donc réaffirmé sa prévision d'une croissance de ses volumes en ligne avec le marché (3/4%).

Concernant son résultat opérationnel courant, Michelin le voit toujours stable ou supérieur à celui de 2016. Il s'était alors élevé à 2,7 milliards d'euros. Sur ce plan, les hausses de prix et des volumes devraient permettre de compenser un impact négatif de 900 millions d'euros lié à la hausse des cours des matières premières.