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Moody's est plutôt optimiste pour l'évolution des notes de crédit des Etats

AOF - 08 novembre 2017


(AOF) - Une grande majorité (74%) des Etats notés par Moody's à travers le monde se voient attribuer une perspective stable par l'agence alors que 26% seulement sont dotés d'une perspective négative. "Une dynamique de croissance de plus en plus soutenue permet de nuancer la persistance de risques liés au niveau élevé de la dette et l'escalade des tensions géopolitiques", explique Alastair Wilson, Managing Director du groupe Risque souverain chez Moody’s. Selon l'agence de notation, la conjoncture mondiale devrait rester porteuse, avec une croissance 2018 attendue au-dessus de 3% comme en 2017.

"Ce climat favorable sur le plan économique permet aux gouvernements de disposer de plus de temps pour engager des réformes économiques et budgétaires", continue Alastair Wilson.

Dans cet environnement plutôt propice à l'amélioration des notes de crédit souveraines qu'à leur dégradation, Moody's identifie tout de même trois défis qui pourraient empêcher, à l'échelle mondiale, une amélioration plus significative des conditions de crédit.

Moody's met en garde contre les risques politiques et la dette publique

Le premier défi tient au fait que dans chaque pays, l'incertitude politique et les tensions sociales entament la volonté et capacité à mettre en place des réformes économiques et budgétaires. Moody's cite dans cette catégorie le Brésil (noté Ba2, perspective négative), l'Afrique du Sud (Baa3, négative) ou encore la Turquie (Ba1, négative).

Un autre enjeu réside dans le fait que la dette publique va également se maintenir à un niveau élevé, bien que stable. Ceci tient au fait que les gouvernements vont probablement calibrer l'assainissement des finances publiques de manière à ne pas remettre en cause la reprise économique en cours. Moody's s'attend ainsi à ce que la charge de la dette souveraine continue à se situer, pour près de la moitié, à un point de pourcentage de son niveau de 2017.

Enfin, le troisième enjeu est la montée des risques politiques qui a pris une dimension plus forte par rapport à ces dernières années, conclut Moody's.