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NEOPOST : une sanction qui ne fait pas un pli

AOF - 05 décembre 2017

(AOF) - Neopost a dégringolé de 14,07% à 24 euros après un chiffre d'affaires trimestriel décevant. Au troisième trimestre, le fabricant de machines à affranchir a réalisé un chiffre d'affaires en baisse de 6,1% à 263 millions d'euros. Le consensus attendait un chiffre d'affaires de 269 millions d'euros. A taux de change et périmètre constants, la baisse de l’activité est de 2,5%.

"Ce trimestre a été marqué par la sous-performance ponctuelle de notre division Enterprise Digital Solutions (EDS) en raison de la faible croissance de GMC Software et des difficultés rencontrées par icon Systemhaus", a précisé la compagnie.

Le chiffre d'affaires du troisième trimestre 2017 de la division EDS s'est élevé à 33 millions d'euros, en baisse de 6,5%. Une baisse qui ne permettra pas d'atteindre l'objectif de croissance organique à deux chiffres pour l'ensemble de l'année 2017 pour cette division.

Cette publication n'est pas sans effet sur les analystes. Ainsi, Oddo BHF (recommandation Neutre) et Gilbert Dupont (recommandation Accumuler) ont abaissé leurs objectifs de cours de 38 euros à 32 euros pour le premier et de 37 euros à 33 euros pour le second sur Neopost. Les courtiers ont revu leurs prévisions annuelles à la baisse mais retiennent également le retour de la croissance prévu au quatrième trimestre.

En effet, les mesures prises durant le trimestre et la qualité du portefeuille d'affaires de GMC Software devraient permettre de retrouver une croissance organique soutenue dès le trimestre prochain, a indiqué Denis Thiery, le PDG de Neopost.

Cette publication, bien que décevante, ne remet pas en question les ambitions du groupe à moyen terme. Il prévoit de renouer avec une croissance organique de son chiffre d'affaires. Cette dernière permettra de maintenir un niveau de marge opérationnelle courante, hors charges liées aux acquisitions, supérieur à 18% tout au long de cette période de transformation pour viser à terme une marge opérationnelle courante, hors charges liées aux acquisitions, supérieure à 20%.