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Nouvelle rumeur sur une fusion entre SOCIETE GENERALE et UNICREDIT

AOF - 24 août 2018


(AOF) - La rumeur d’un rapprochement entre Société Générale et Unicredit a fait sa réapparition en Bourse aujourd’hui. Elle a permis à l’action de la banque française de gagner 0,39% à 36,08 euros tandis que celle de sa consoeur italienne s’est adjugé 0,52% à 13,19 euros. Selon le quotidien transalpin MF cité par Reuters, la banque italienne travaillerait avec des consultants, dont Daniel Bouton de Rothschild, afin de la conseiller sur une possible fusion avec la Banque de la Défense.

Daniel Bouton était le PDG de Société Générale lorsque Jean-Pierre Mustier - désormais à la tête d'Unicredit – était le supérieur de Jérôme Kerviel en tant que patron de la banque d'investissement. Les deux hommes ont quitté la banque française à la suite de cette affaire.

Interrogés par l'Agence Option Finance, Unicredit s'est contentée d'indiquer qu'elle ne " commentait pas les rumeurs et spéculations ".

Un tel rapprochement avait déjà été évoqué en juin par le Financial Times. Les deux banques avaient déjà alors refusé de faire des commentaires. La porte-parole de la banque italienne avait cependant souligné que le plan stratégique Transform 2019 était fondé sur des hypothèses de croissance organique.

Kepler Cheuvreux expliquait à l'époque que les deux banques sont complémentaires en France, en Italie et en Allemagne, qui deviendraient ses trois marchés domestiques. Il signalait également que des économies importantes pourraient être réalisées dans la banque de financement et d'investissement, en Europe centrale et de l'est, mais aussi dans une moindre mesure en Allemagne.

Si ces commentaires sont toujours valables aujourd'hui, un élément important a changé depuis. Les capitalisations des deux banques tournent autour d'un peu plus de 29 milliards d'euros alors que l'établissement italien pesait deux milliards de plus que le français début juin. Les élections législatives en Italie sont passées par là. Il serait donc plus facile de présenter l'opération comme étant "entre égaux", mais le climat politique n'est pas le plus propice à une telle transaction.