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TELEVISION : JPMorgan prévoit une accélération de la croissance des revenus pub en 2018

AOF - 13 mars 2018


(AOF) - JPMorgan estime que le chiffre d'affaires publicitaire cumulé des diffuseurs européens a progressé en 2017 de 0,3%. En novembre, le bureau d'études prévoyait une baisse de 0,4%. Après un début d'année compliqué par l'incertitude politique, les répercussions du Brexit et les baisses de budget dans le secteur de la grande consommation, les revenus pub des TF1, M6, ProSiebenSat ou Mediaset ont augmenté de 2,3% au quatrième trimestre, calcule l'analyste. Sur cette base 2017, JPMorgan prévoit une accélération de la croissance du chiffre d'affaires publicitaire des diffuseurs en 2018, à 2,1%.

"Alors que les entreprises du secteur de la grande consommation maintiennent leurs coûts sous contrôle, elles semblent enclines à stabiliser, voire accroitre, leurs dépenses médias. Les mois de mars et d'avril seront impactés par le phasage des vacances de Pâques - positivement au Royaume-Uni et en Allemagne mais négativement en Espagne et en Italie - et les deuxième et troisième trimestres devraient se traduire par des gains de parts de marché pour ITV, TF1, Mediaset et Mediaset Espana qui diffusent la Coupe du Monde de football", détaille JPMorgan.

En prenant en compte les revenus complémentaires à la publicité que touchent les diffuseurs (téléachat, commission de distribution...), JPMorgan prévoit une croissance du chiffre d'affaires global de ces groupes en Europe de 4% cette année contre 1,8% en 2017.

Enfin, dernier argument étayant sa vision optimiste du secteur de la télévision gratuite en Europe, JPMorgan fait partie des analystes qui estiment que les "menaces structurelles" qui pèseraient sur les diffuseurs sont surfaites. Selon l'analyste, les diffuseurs vont parvenir à augmenter les prix de leurs publicités pour compenser la baisse de leur audience. D'autre part, les diffuseurs devraient être en mesure de capter de nouvelles sources de revenus (vidéo en ligne, contenus, commissions de distribution...). Enfin, JPMorgan ne voit pas la vidéo à la demande comme un danger mais plutôt comme une opportunité.