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VIVENDI progresse une fois encore en perspective d'un règlement de l'affaire MEDIASET

AOF - 11 décembre 2017


(AOF) - Vivendi (+2,73% à 22,80 euros) a signé la deuxième plus forte hausse du CAC 40 pour se rapprocher de son sommet de l'année, atteint le 24 novembre, à 23,275 euros. A cette date, Vivendi avait profité d'informations de la presse italienne évoquant un règlement du litige avec Mediaset sur la base d'un accord qui serait signé le 19 décembre devant le tribunal de Milan. Ce lundi, ce sont des déclarations de Pier Silvio Berlusconi, administrateur délégué de Mediaset, au Corriere della Serra qui sont interprétées comme de nouveaux signes d'apaisement envers le groupe français.

"TIM (Telecom Italia, NDLR) a besoin de nos contenus, un accord l'intéresse beaucoup, mais il y a une affaire en suspens avec leur actionnaire de contrôle Vivendi. Voyons si ces intérêts communs sur les contenus nous aideront à surmonter ces difficultés", indique le fils de Silvio Berlusconi, propriétaire de Mediaset.

Pour les investisseurs et les analystes, ces déclarations suggèrent qu'un accord dans les contenus serait synonyme de trêve avec Vivendi. "Jusqu'à présent le management de Mediaset avait toujours été prudent, indiquant qu'aucun accord n'était en vue", commente Natixis.

L'une des questions en suspens est de savoir si un tel deal pourrait être signé avant le 19 décembre. L'autre interrogation concerne l'articulation d'un accord dans les contenus. Ces dernières semaines, le projet d'un rapprochement entre la coentreprise Telecom Italia/Canal+ et Mediaset Premium, chaine à péage de Mediaset, semblait être favorisé.

D'autre part, rien ne dit que la question de l'avenir de la participation de Vivendi dans Mediaset sera réglée si un partenariat voit effectivement le jour dans les contenus. Depuis décembre 2016, et l'entrée forcée de Vivendi dans le capital de Mediaset, le groupe italien cherche à contenir l'influence du groupe français. Ces derniers mois, un scénario prévoyait que Vivendi gèle une partie de sa participation de près de 30% puis les négociations ont semblé évoluer vers une réduction pure et simple de cette participation à 5%.