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Billets de trésorerie

Une nouvelle catégorie de fonds de trésorerie pour financer les ETI ?

Option Finance - 10 janvier 2014

Alors que la place de Paris souhaite amener un nombre croissant d’ETI à financer leurs besoins de court terme sur le marché des billets de trésorerie (voir page X), un groupe de travail comprenant notamment des représentants de l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) et de l’Association française des investisseurs institutionnels (AF2i) vient de suggérer la création d’une nouvelle catégorie de support d’investissement.

A ce jour, environ 90 % des billets de trésorerie émis chaque année en France sont souscrits par des fonds monétaires. Or la réglementation oblige ces derniers à acheter des actifs bénéficiant d’une notation à court terme élevée, A1-P1 ou A2-P2. Ainsi, les titres d’une ETI qui afficherait une note A3-P3-F3 – soit l’équivalent de BB – ne sont pas éligibles à cette catégorie de fonds. «L’idée est de susciter la création d’OPC de « trésorerie crédit » détenant à la fois des titres de créances négociables (TCN) de haute qualité pour leur liquidité et une fraction notée A3/P3/F3 ou des obligations courtes pouvant aller jusqu’à BB pour la recherche de performance, explique Jean Eyraud, président de l’Af2i. De tels fonds offriraient des débouchés notamment aux futurs TCN ou aux obligations émises par des ETI.»

Selon les membres de ce groupe de travail, ce projet pourrait rapidement voir le jour car la réglementation actuelle autorise le lancement de tels fonds de trésorerie. Du côté de la clientèle, cette offre présenterait plusieurs intérêts. Dans la mesure où ces fonds seraient partiellement investis dans des actifs affichant un profil de crédit plus risqué, le rendement offert serait plus attractif. «De plus, la position AMF n°2011-13 du 23 septembre 2011 autorise, sous réserve d’analyse au cas par cas, le classement en normes IFRS comme des «équivalents de trésorerie», d’OPCVM contenant des papiers notés A3/P3/F3 et jusqu’à 36 mois de maturité», poursuit Jean Eyraud. Ce traitement favorable devrait donc inciter les sociétés placeuses à s’intéresser à ce support d’investissement.