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Obligations convertibles

Veolia obtient un rendement négatif pour sa première émission

10 mars 2016 - optionfinance.fr

Après Safran et LVMH en début d’année, Veolia vient à son tour d’émettre des obligations convertibles assorties d’un rendement négatif. Une performance d’autant plus notable qu’il s’agit, pour le groupe spécialisé dans la gestion de l’eau, de l’énergie et des déchets, de sa première opération de ce type. Ce dernier a en effet levé mardi dernier près de 700 millions d’euros sur cinq ans sous la forme d’Oceane, avec une rémunération de - 0,54 %.

Alors que cette émission a vocation à anticiper les tombées obligataires de la société de 2017, d’environ 1 milliard d’euros, le choix du produit est quant à lui purement opportuniste. Profitant à la fois de l’environnement de taux bas et de l’appétit très marqué des investisseurs pour les titres convertibles, la société a vu dans cet outil un moyen de ne subir aucun coût de portage, le coût de l’emprunt étant inférieur aux conditions auxquelles elle place sa trésorerie.

A la différence de groupes comme Total, Technip et LVMH, Veolia a décidé de ne pas opter pour une structure «synthétique» – souscription d’options d’achat (call) sur ses propres actions en vue de sécuriser le coût total du financement, remboursable exclusivement en numéraire –, ce qui lui aurait pourtant permis d’éliminer toute dilution. Un choix justifié notamment par des raisons de coût – le prix des dérivés est substantiel –, mais aussi par la prime de conversion obtenue. «Les actionnaires avec lesquels le groupe a échangé étaient très à l’aise avec le risque dilutif dans la mesure où le cours de conversion s’inscrit 47,50 % au-dessus du cours de référence retenu pour l’opération», explique une source proche du dossier. Fixé à 29,99 euros, le niveau à partir duquel la conversion des obligations en actions deviendra intéressante n’a plus été atteint depuis septembre 2008. En outre, la dilution se limiterait à 4 % environ.