L'actualité des trackers

Interview de Houda Ennebati, de db-X Trackers pour la France

«DeAWM va devenir le deuxième plus important fournisseur de fonds indiciels cotés en europe en réplication physique.»

Funds - 24 décembre 2013 - Audrey Spy

Trois questions à Houda Ennebati, responsable db-X Trackers pour la France

Pourquoi avoir décidé d’étendre la gamme d’ETF en réplication physique ?

Après avoir déjà lancé cinq produits en réplication physique fin 2012, db X-trackers, la marque ETF de Deutsche Asset & Wealth Management, a décidé de poursuivre dans cette stratégie pour répondre à la demande de ses clients. Si en France le débat sur la réplication physique et synthétique a été aplani lors de la publication des recommandations de l’Esma l’an dernier, certains pays affichent encore une très nette préférence pour la réplication physique, comme le Royaume-Uni. Nous avons donc décidé de transformer le mode de réplication de 18 de nos ETF actions, qui passeront de synthétique en physique dans le courant du premier trimestre 2014. DeAWM deviendra ainsi le deuxième plus important fournisseur de fonds indiciels cotés en Europe avec ce mode de réplication. Cela représentera en effet 9,5 milliards d’euros sur les 37,6 milliards d’euros d’encours gérés par db X-trackers.

Quelles seront les implications pour votre gestion et vos clients ?

Notre gestion ne va pas être modifiée. Ce transfert dans le mode de réplication a été facilité par la nouvelle organisation du groupe Deutsche Bank. A cette occasion, db X-trackers, qui était auparavant sous la direction de la banque d’investissement, a été transféré sous la responsabilité de la société de gestion Deutsche Asset & Wealth Management. Nous avons donc désormais des moyens techniques et humains pour utiliser davantage la réplication physique. En outre, cette évolution n’aura pas d’impact pour nos clients. Tous les frais administratifs et juridiques liés à ce changement seront pris en charge par Deutsche Bank.

Allez-vous transformer l’intégralité de votre gamme en réplication physique ?

Nous n’excluons pas à l’avenir de transformer le mode de réplication de certains de nos fonds actions vers du physique pour répondre à la demande de nos clients. La collecte nette a en effet été plus porteuse en Europe sur les produits de réplication physique que synthétique cette année. En revanche, nous ne comptons pas faire évoluer notre modèle de gestion pour notre gamme obligataire, qui représente actuellement 22 % de nos encours. Nous utilisons déjà un mode de réplication quasi physique puisque nos paniers obligataires ont une corrélation très proche de leur indice de référence et nous n’utilisons qu’un swap à hauteur de 1 % pour ajuster à la marge notre tracking error.