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Acquisition

Amundi s’offre Pioneer Investments pour 3,5 milliards d’euros

15 décembre 2016 - funds.fr

Après une semaine de négociations exclusives, Amundi a annoncé, lundi 12 décembre, avoir finalisé l’acquisition de son concurrent italien, Pioneer Investments, filiale d’UniCredit. Au départ en compétition avec le consortium emmené par Poste Italiane et le groupe financier australien Macquarie, le gestionnaire d’actifs français va débourser 3,545 milliards d’euros en cash pour conforter son leadership en Europe, avec une place de numéro 1 en France tandis que l’Italie, particulièrement dynamique en matière de collecte, deviendra son deuxième marché domestique. Grâce à cette acquisition, Amundi va également accroître sa présence auprès du retail, en portant de 27 à 35 % la part de cette clientèle dans les encours. Ce qui aura un effet positif sur les marges. «Le partenariat avec UniCredit, sécurisé par un accord de distribution de dix ans pour l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche, permettra à Amundi de consolider sa position de fournisseur privilégié de solutions d’épargne pour les clients retail en Europe», précise la société.
L’opération a plutôt bien été accueillie en Bourse, l’action Amundi atteignant son plus haut niveau depuis l’introduction en Bourse en novembre 2015. Elle sera financée sur fonds propres à hauteur de 1,5 milliard d’euros, par une augmentation de capital d’un montant de 1,4 milliard et le solde de 600 millions d’euros par de la dette senior et subordonnée.
Lancée dans le courant du premier semestre 2017, l’augmentation de capital sera garantie par le groupe Crédit Agricole. Après l’opération, la participation de ce dernier devrait être ramenée de 76,5 à 66,7 %.
Amundi évalue l’impact relutif sur le bénéfice net par action de cette transaction à 30 % à un horizon de trois ans. Il prévoit en effet de réaliser 180 millions d’euros de synergies annuelles, dont 30 millions d’euros de synergies de revenus grâce à des ventes croisées et à 150 millions d’économies de coûts. Ces dernières, qui représenteront 11 % des coûts combinés des deux sociétés, seront notamment réalisées grâce à la rationalisation des systèmes d’information, des coûts administratifs et des back-offices.