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Solvabilité II

Des contraintes fortes en matière de reporting

funds.fr - 16 septembre 2015

Selon une enquête de State Street menée auprès de 100 cadres dirigeants de compagnies d’assurances et de gestionnaires de fonds, plus d’un professionnel sur trois dans le secteur de l’assurance et de la gestion de fonds estime que les sociétés de gestion d’actifs ne sont pas préparées – voire «très mal préparées» pour 8 % d’entre eux – pour fournir à leurs clients assureurs le niveau de données détaillées qui sera exigé dans le cadre de la directive Solvabilité II.

Les résultats de cette enquête publiée début juillet révèlent que même si les gestionnaires de fonds étaient en mesure de fournir le niveau de données exigé, 41 % d’entre eux pensent rencontrer des difficultés pour le faire dans les délais requis. Les gestionnaires de fonds se disent également préoccupés par un potentiel de «fuite» sur des positions stratégiques qu’ils auraient prises : 31 % d’entre eux pensent que les gestionnaires de fonds alternatifs seront, pour cette raison, «très réticents» à partager les informations importantes et les données commerciales avec les assureurs en vertu de Solvabilité II. Selon deux tiers d’entre eux, les fonds de fonds pourraient être affectés par Solvabilité II car beaucoup de leurs gérants sous-jacents pourraient hésiter à partager des données exclusives.

Si l’on considère les classes d’actifs alternatifs, compte tenu des charges de capital plus élevées que devront payer les assureurs en vertu de Solvabilité II, 10 % des cadres de compagnies d’assurances et des gestionnaires de fonds interrogés pensent que les assureurs seront amenés à réduire considérablement leur exposition.

Dans l’ensemble, 68 % des cadres dirigeants de compagnies d’assurances et des gestionnaires de fonds interrogés estiment que la pression de Solvabilité II sur les assureurs les incitera à placer davantage l’accent sur les stratégies d’investissement qui offrent des rendements plus prévisibles et non corrélés. Cependant, 14 % d’entre eux craignent fortement que les assureurs aient moins d’appétit pour le risque, ce qui, dans un contexte de faible inflation, nuira à leur capacité de satisfaire à leurs obligations et à leurs engagements envers leurs clients.