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Enquête

Finance utile : de l’intérêt, mais peu de connaissances sur le sujet

27 mars 2018 - fundsmagazine.fr

Patrimonia a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée en début d’année par Infopro Digital Etudes auprès de 1 000 répondants représentatifs de la population française : millennials (18-34 ans), xennials (35-41 ans), génération X (42-52 ans), baby-boomers (53-72 ans), génération silencieuse (73 ans et plus). En partenariat avec Sycomore Asset Management, Patrimonia a souhaité identifier le rapport des Français à la finance utile : leur connaissance du sujet, les investissements réalisés, les thématiques privilégiées…
Si l’épargne est une réelle préoccupation des Français (huit sur dix épargnent, même occasionnellement, et 50 % ont commencé à épargner entre 19 et 34 ans), ils sont peu familiers avec la notion de finance utile bien que convaincus de ses enjeux et sensibles aux investissements responsables. Sans surprise, l’attrait est bien plus fort pour les jeunes générations.
Interrogés sur leur propre définition du concept de finance utile, les Français sont peu nombreux à réussir à l’expliquer. Ceux qui y parviennent l’assimilent à une action d’utilité publique (13 %) permettant de contribuer au développement économique (12 %) et au soutien des entreprises (12 %) tout en ne perdant pas de vue l’objectif d’obtenir un retour sur investissement (8 %). Une fois le concept clarifié, près de quatre Français sur cinq s’intéressent ou pourraient s’intéresser à des «produits d’épargne utile». Un tiers environ ne savait pas qu’il était possible de choisir des «produits d’épargne utile». Ils sont 26 % à déclarer avoir réalisé des «investissements utiles» via des produits d’épargne (PEA, LDD, PEE, assurance vie), 10 % via leur banque (banque mutualiste, solidaire…) et 5 % en investissant directement dans des entreprises responsables.
Pour qu’un investissement dans une entreprise soit considéré comme utile, il est important qu’il bénéficie à l’impact environnemental de celle-ci (71 %), à son propre développement (65 %), à la société française (63 %) mais également à sa relation avec ses fournisseurs (54 %). Par ailleurs, un Français sur trois attend qu’un investissement responsable lui permette d’obtenir un rendement de 3 à 6 %. Et pourtant, parmi les produits d’épargne utiles qui leur paraissent attractifs, 38 % des Français citent le livret de développement durable (LDD).
«Les investisseurs institutionnels sont déjà très engagés dans la finance utile. En revanche, nous notons que les CGP et le grand public sont encore peu familiers avec cette notion. Il s’agit d’un sujet qui sera mis sur le devant de la scène dans la prochaine édition de la convention Patrimonia. En effet, de notre point de vue et de celui des spécialistes, il s’agit d’un véritable enjeu sociétal et économique pour les décennies à venir, et nous pensons que les professionnels du patrimoine ont un rôle prépondérant à jouer dans cet univers d’investissement», conclut Blandine Fischer, commissaire générale de la convention Patrimonia et directrice du pôle assurance/finance chez Infopro Digital.