Actualités

Développement durable

La Commission européenne consulte sur l’intégration des facteurs ESG dans les décisions d’investissement

24 novembre 2017 - optionfinance.fr

La Commission européenne vient de lancer une consultation publique sur la manière dont les sociétés de gestion d’actifs et les investisseurs institutionnels peuvent inclure les facteurs ESG (Environnement, Social et Gouvernance) dans leurs décisions d’investissement. Elle a pour but de permettre aux acteurs de l’investissement d’allouer encore plus efficacement leurs capitaux, en considérant davantage les enjeux de développement durable et la pérennité des rendements à long terme. Cette consultation fait suite à l’une des huit recommandations émises par le Groupe d’experts sur la finance durable de la Commission européenne, dans son rapport de juillet 2017, soutenant l’orientation des capitaux privés en faveur des investissements verts et durables et la transition vers une économie à plus faible empreinte carbone. Elle est ouverte jusqu’au 28 janvier 2018, ensuite la Commission adoptera un plan d’actions sur la finance durable qui sera officialisé au premier trimestre 2018. Selon les Nations unies, il s’agit d’une avancée significative pour encourager et développer les investissements durables et responsables, «les obligations fiduciaires des investisseurs professionnels ne sont pas incompatibles avec la prise en compte des facteurs ESG, affirme Nathan Fabian, directeur de la Recherche aux PRI (Principes pour l’investissement responsable des Nations unies). Bien au contraire puisque l’intégration des facteurs ESG (Environnement, Social et Gouvernance) est même une source de performance financière. Négliger l’analyse des facteurs ESG peut entraîner une mauvaise évaluation des risques et une mauvaise orientation des décisions d’allocation». Et de poursuivre, «nous considérons d’ailleurs que ne pas intégrer les facteurs ESG constitue un manquement aux obligations fiduciaires», selon Nathan Fabian. Les PRI encouragent ainsi ses signataires à répondre à la consultation de la Commission européenne. «Nous espérons vivement que cette consultation marque la fin de l’interprétation trop souvent erronée qui est faite des obligations fiduciaires. De sorte que celles-ci ne puissent plus constituer, à l’avenir, un obstacle à un système financier durable», conclut Nathan Fabian.