Actualités

Collecte

La gestion collective française affiche un bilan 2013 contrasté

05 février 2014

Pour la première fois de son histoire, la gestion collective française a dépassé la barre des 3000 milliards d’euros d’encours sous gestion en 2013. Mais ce chiffre en progression de 3,1 % sur un an traduit surtout un effet marché très positif dans la gestion action l’an passé car la collecte nette est restée très décevante. Les OPCVM ont enregistré des souscriptions nettes négatives de 75 milliards d’euros en 2013. «Les deux moteurs de la demande intérieure sur le marché de la gestion collective française ont été en panne en 2013, constate Pierre Bollon, délégué général de l’AFG. Les réserves des investisseurs institutionnels ont  eu tendance à se réduire, à l’exception des assureurs et les placements financiers des ménages ont chuté pour atteindre seulement 11 milliards d’euros en 2013, soit un niveau six fois moins important qu’en 2010. » Face à la stagnation de leurs ressources, les ménages français ont préféré maintenir leur consommation et leurs placements immobiliers tout en réduisant leur endettement. Ils ont également continué de préférer les comptes et livret bancaires au détriment des fonds de valeurs mobilières.
Dans ces conditions, les sociétés de gestion françaises ont cherché des relais de croissance à l’international. Un phénomène perceptible dans les chiffres car les mandats et les fonds de droits étrangers gérés en France enregistrent une progression de 5,2% l’an passé, soit presque cinq fois supérieur aux fonds de droit français (1,2%). Pour autant, la France a perdu son leadership au niveau de la gestion européenne. Avec 18,8% de parts de marchés, elle se retrouve désormais à la troisième place dans la gestion financière de fonds domiciliés en Europe, derrière le Royaume-Uni (19,6%) et l’Allemagne (18,8%).