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Les CGP ne craignent pas la concurrence des robo-advisors

FUNDS MAGAZINE - 15 octobre 2015

«Vison et attitude court-termistes sont les principales erreurs commises par les investisseurs selon leurs conseillers en gestion de patrimoine», révèle une étude de Natixis Global AM menée auprès de 2 400 conseillers en gestion de patrimoine (CGP) dans le monde, dont 150 en France.
Dans un environnement de marché chahuté et volatil, les CGP recommandent notamment à leurs clients d’éviter de prendre des décisions d’investissement émotionnelles et de définir des objectifs financiers clairs. Pour aider les investisseurs à se prémunir contre ces erreurs majeures, les conseillers français encouragent un recours plus systématique à des stratégies d’investissement innovantes. Tout comme leurs homologues internationaux, les CGP français sont convaincus que la gestion active répond d’avantage aux enjeux d’un marché volatil : elle est considérée plus efficace que la gestion passive pour contrer les mouvements de court terme des marchés (pour 74 % d’entre eux), générer de l’alpha (89 %) et maximiser le couple rendement/risque (67 %).
Enfin, depuis la dernière étude menée auprès des CGP en 2014, l’apparition de logiciels d’aide à la décision financière, les robo-advisors, génère des interrogations sur le futur de l’industrie du conseil en investissement. Seul un CGP français sur quatre craint que les nouvelles technologies rendent leur business model, fondé sur des relations personnelles, obsolète. Plus de 80 % d’entre eux estiment que le principal défaut de ces robo-advisors est le manque de conseils personnalisés, en particulier lors des périodes de volatilité accrue sur les marchés. En réalité, les CGP français voient plutôt ces logiciels comme un moyen de toucher de nouvelles cibles de clientèle, 69 % d’entre eux pensent même que les robo-advisors sont une opportunité de démontrer leur valeur ajoutée auprès de leurs clients.