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Epargne salariale

Les Français anticipent sauf… pour la retraite

Fundsmagazine.fr - 24 juin 2014

La Société Générale a publié en juin les résultats d’une étude réalisée avec le CSA sur les Français et l’anticipation. Entre le 30 avril et le 2 mai 2014, 1 106 Français représentatifs de la population nationale ont été interrogés. Il en ressort que, lorsque l’on interroge les Français sur leur perception de l’anticipation, ceux-ci assimilent cette notion à celle de se projeter dans l’avenir, leur avenir («prévoir» est ainsi le premier mot cité), mais aussi à celle d’«épargner» (deuxième mot cité), autrement dit de se donner les moyens de préparer les grandes étapes de leur existence et notamment leur «retraite» (troisième mot cité). Une préoccupation d’ordre gestionnaire et financière qui se répercute dans les freins à l’anticipation, clairement identifiés par 39 % des Français comme étant d’ordre financier : à leurs yeux, le «manque d’argent» est le premier frein à l’anticipation cité.

Au-delà d’un guide pratique ou de la constitution d’un prévisionnel financier, l’anticipation constitue pour un Français sur deux (49 %) une «philosophie de vie». Cette façon d’envisager l’existence s’acquiert avec l’âge : 57 % des personnes âgées de plus de 65 ans vivent l’anticipation comme un mode de vie, contre seulement 31 % des 18-20 ans. La prise de conscience d’une nécessité de prévoir se révèle à la trentaine, période charnière avec l’appréhension inéluctable des responsabilités pour soi et ses proches (une famille, un conjoint, des enfants…). C’est d’ailleurs chez les jeunes trentenaires, un peu plus que chez les autres, qu’anticiper «bride» (36 % chez les 25-34 ans contre 27 % pour l’ensemble des Français), «demande trop d’énergie» (31 % contre 25 %) voire «angoisse totalement» (30 % contre 19 %).

Une préparation tardive à la retraite

Face aux incertitudes (et parfois aux coups durs) de la vie, huit Français sur dix déclarent qu’anticiper les aide à garder l’esprit clair et les «rassure face aux imprévus». L’anticipation est donc perçue comme une boussole qui permet de garder le cap. Cependant, pour les deux moments clés de la séniorité que sont la retraite et la succession, seule une courte majorité les anticipe et sait comment les appréhender (51 %). Pour préparer ces deux moments, le recours aux repères traditionnels s’accentue. Qu’il s’agisse, pour la retraite, de l’incontournable Revenu individuel de situation (cité à 79 %) afin de faire une projection de ses droits acquis et à venir, ou pour gérer sa succession le rendez-vous chez le notaire (cité à 70 %). Un point intéressant ressort de cette étude : les jeunes sont plus sensibilisés que les générations précédentes aux difficultés du financement de la retraite.