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Etude

Les Français sont peu portés sur les outils digitaux

21 septembre 2017 - fundsmagazine.fr

L’étude mondiale «Global Investment Survey 2017» de Legg Mason a mis en avant l’impact de la technologie sur la gestion financière des investisseurs particuliers. Les résultats de l’étude montrent que les Européens sont encore peu enclins à utiliser les nouvelles technologies pour prendre des décisions d’investissement ou les mettre en œuvre, tandis que les pays émergents sont bien plus avancés en la matière. En effet, les investisseurs asiatiques sont les premiers utilisateurs d’Internet mobile. Taïwan arrive en tête, avec 97 % d’utilisateurs mobiles, suivi de la Chine et de Singapour (96 %) et enfin de Hong Kong (93 %). Les pays d’Amérique latine sont aussi de grands utilisateurs de smartphones, puisque 74 % de la population se connectent à Internet quotidiennement depuis leur mobile, devançant largement les Etats-Unis (52 %) et l’Europe (51 %). Ce comportement se reflète dans l’attrait des épargnants pour l’investissement en ligne. Les investisseurs européens et américains sont moins enclins que les Asiatiques ou les Sud-Américains à avoir recours à la technologie pour accéder à des services de courtage, de gestion d’actifs ou à leurs finances personnelles via un site Internet. 76 % des Taïwanais, 72 % des Mexicains et 71 % des Brésiliens gèrent leurs finances via un site Internet, devançant nettement les Japonais (33 %), les Français (42 %), les Belges (49 %) et les Britanniques (52 %).
Si les Européens sont les investisseurs les moins digitalisés, ils n’évoluent pas tous au même rythme. Les Suédois se distinguent clairement : non seulement ce sont les plus actifs en matière de planification financière digitale (64 % d’entre eux utilisent Internet pour accéder à des informations sur leurs finances personnelles, sur des produits d’investissement ou pour obtenir des conseils d’investissement), mais ils sont aussi plus enclins à utiliser des applications mobiles (41 %) que la moyenne globale (29 % en Europe, 35 % dans le monde).
Les Français se situent à l’autre extrême : ce sont les investisseurs les moins portés sur les outils digitaux. Ils n’adoptent que lentement la technologie et l’Internet mobile, et utilisent très peu de services financiers en ligne. Seuls 42 % des Français vont chercher des informations financières en ligne (contre 59 % à l’échelle mondiale) et 19 % seulement utilisent des applications mobiles (contre 35 % mondialement). Ces chiffres sont les plus bas d’Europe et placent la France à l’avant-dernier rang mondial, après le Japon.
Enfin, au niveau mondial, bien qu’il soit admis que la technologie permet d’acquérir plus d’autonomie, 60 % des participants au sondage estiment qu’un service personnalisé ne pourra jamais être totalement remplacé par une machine. C’est aussi l’opinion des «millennials», malgré leur réputation de «natifs du numérique».