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Etude

Les investisseurs souhaitent plus de transparence sur les frais

fundsmagazine.fr - 24 février 2016

Le CFA Institute a dévoilé les résultats de sa dernière étude intitulée «From Trust to Loyalty: A Global Survey of What Investors Want» («De la confiance à la fidélité : étude sur les attentes des investisseurs au niveau mondial»). Il en ressort que le décalage le plus important entre les attentes des investisseurs et les prestations dont ils bénéficient concerne les frais et la performance. Les clients souhaitent que les frais prélevés par les sociétés de gestion soient à la fois conçus pour s’aligner sur leurs intérêts, correctement divulgués et en adéquation avec la qualité de la prestation fournie.

Les investisseurs particuliers comme les investisseurs institutionnels estiment que les professionnels de la finance déçoivent dans les domaines des frais, de la transparence et de la performance. Pour les investisseurs particuliers, le plus important pour une société de gestion est avant tout de «divulguer dans le détail tous ses frais et tarifs» et «de proposer des mesures de sécurité très fiables». Ces services sont ainsi classés devant la protection du portefeuille contre d’éventuelles pertes. Pour les investisseurs institutionnels, c’est «agir de façon éthique» puis «divulguer dans le détail tous les frais et tarifs» qui sont considérés comme les qualités les plus importantes d’une société de gestion.

Les performances des sociétés de gestion n’en sont pas considérées comme moins importantes : 53 % des investisseurs particuliers et 60 % des investisseurs institutionnels citent «la sous-performance» de leur société de gestion comme la raison principale qui les conduirait à en changer. Suivent «l’augmentation des frais», «la violation des données/de confidentialité», et «la mauvaise communication/absence de réactivité».

«Une hausse de la confiance générale dans le secteur des services financiers est sans aucun doute un point très positif pour les professionnels de la finance», indique Paul Smith, président-directeur général du CFA Institute. «Cependant, le niveau de performance ne constitue plus le seul critère rédhibitoire pour les investisseurs, qui exigent toujours plus de clarté et de prestations de qualité et qui, avec l’avènement des robo-advisors, ont un choix d’options plus ouvert que jamais. De plus, si les professionnels de l’investissement ne font pas preuve de cette transparence de leur propre initiative, ils pourraient bien y être contraints par les régulateurs, que cela leur plaise ou non.»

Par ailleurs, l’étude révèle d’importantes disparités régionales dans les qualités attribuées aux professionnels de la finance par rapport aux robo-advisors. En effet, une majorité d’investisseurs canadiens (81 %), américains (73 %) et britanniques (69 %) estiment qu’ils continueront de privilégier les conseils d’un professionnel de l’investissement par rapport aux derniers outils techniques et technologiques d’ici à trois ans. Cependant, une majorité d’investisseurs en Inde et en Chine (respectivement 64 et 55 %) et la moitié des investisseurs de Singapour estiment que l’accès aux derniers outils et plateformes technologiques constituera à l’avenir l’élément déterminant pour la bonne exécution de leur stratégie d’investissement ; 68 % des investisseurs en Inde et 56 % des investisseurs en Chine considèrent qu’une marque inspire davantage confiance que des individus.

Selon Paul Smith, «les résultats de cette année témoignent d’un décalage important entre les besoins des investisseurs des économies les plus développées et les besoins de ceux qui incarnent l’avenir du secteur de la finance mondiale».