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Etude

Les particuliers ont du mal à appréhender la gestion indicielle

19 octobre 2017 - fundsmagazine.fr

Natixis Global Asset Management a publié les résultats de son étude mondiale annuelle menée auprès de 8 300 investisseurs particuliers (dont 400 Français) répartis à travers 21 pays d’Asie, d’Europe, d’Amérique et du Moyen-Orient. Cette enquête met en lumière la confusion des investisseurs particuliers sur des notions essentielles, telles que les caractéristiques de la gestion indicielle, révélant donc un besoin de plus de clarté et de transparence. En effet, alors que 72 % des particuliers français déclarent privilégier la sécurité plutôt que la performance, ils attendent tout de même un retour sur investissement important (9,1 % au-dessus de l’inflation). Dans un contexte où la majorité des experts prévoient des rendements faibles pour les fonds indiciels, les investisseurs pourraient bien devoir repenser leurs stratégies et se tourner vers les véritables gérants actifs, ceux qui surperforment les indices.

72 % investisseurs français reconnaissent la valeur ajoutée des sociétés de gestion, mais ils ont besoin d’être rassurés sur le fait qu’elles gèrent leurs actifs au mieux des intérêts de leurs clients, aspect sur lequel ils se montrent plus sceptiques. Ce scepticisme peut en partie être lié aux gestions dites «actives» mais qui se contentent de suivre un benchmark et d’offrir ainsi des performances semblables à celles des produits indiciels à bas coût. 62 % des investisseurs particuliers attendent que leurs portefeuilles diffèrent de manière substantielle de leurs benchmarks, mais 66 % pensent que beaucoup de gérants dits «actifs» chargent des frais élevés alors qu’ils répliquent simplement un indice. A l’inverse, les investisseurs particuliers semblent surestimer les avantages de la gestion passive : ils sont 52 % à penser qu’elle est moins risquée et 60 % qu’elle permet de minimiser les pertes. Les investisseurs oublient ainsi que, par leur nature même, les fonds indiciels suivent les baisses et les hausses des marchés et ne prennent pas en compte la gestion du risque.