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Fonds de pension

Plus d’appétit pour le risque et les produits alternatifs

05 janvier 2015 - funds.fr

L’Economist Intelligence Unit (EIU) a mené, pour le compte de State Street, une enquête mondiale auprès d’investisseurs institutionnels entre juillet et août 2014. L’enquête a recueilli 134 réponses de dirigeants de fonds de pension, couvrant à la fois les régimes de retraite à cotisations déterminées et à prestations définies.

42 % des répondants proviennent de l’Amérique, 36 % de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) et 22 % d’Asie-Pacifique. Un peu plus de la moitié (52 %) des répondants représentent des fonds de pension du secteur public, 31 % des systèmes de retraite du secteur privé et 16 % des régimes de retraite australiens.

Le rapport publié par State Street fait apparaître que 77 % des fonds de pension estiment que leur appétit pour le risque doit augmenter au cours des trois prochaines années, pour être en mesure d’honorer leurs engagements à long terme et d’apporter une valeur optimale à leurs membres, en particulier dans le contexte actuel de faibles taux d’intérêt. 20 % des sondés jugent que leur appétit pour le risque augmentera de manière significative durant cette période.

Dans le cadre de cette évolution, les fonds de pension ont l’intention d’accroître leur exposition aux produits alternatifs. Près de 60 % entendent augmenter leur exposition au private equity, tandis que 45 % et 39 % d’entre eux privilégient, respectivement, l’immobilier et les infrastructures. Concernant les hedge funds, 29 % des fonds de pension souhaitent augmenter leur exposition aux gestionnaires individuels et 3 % d’entre eux seulement pensent réduire leur allocation. D’autre part, 20 % des participants indiquent vouloir augmenter leur allocation dans les fonds de hedge funds, tandis que 3 % d’entre eux pensent la réduire, et 27 % comptent investir dans ces produits pour la première fois.

Une analyse détaillée par région révèle que le private equity suscite plus d’intérêt de la part des fonds de pension en Amérique, 68 % d’entre eux prévoyant d’augmenter leur allocation. Les participants en Asie-Pacifique privilégient plutôt les hedge funds. La région est aussi prête à développer ses investissements dans l’immobilier, 57 % des participants prévoyant d’accroître leur allocation, par rapport à 45 % en Amérique et 40 % dans la zone EMEA.

«Les fonds de pension sont aujourd’hui soumis à de très fortes pressions», commente Raphaël Remond, PDG de State Street Banque en France. «Avec l’augmentation de la volatilité du marché, ils sont confrontés à des problèmes complexes en termes de financement du passif. Pour obtenir les rendements nécessaires, ils doivent prendre davantage de risques. Cependant, ils sont mieux que jamais équipés pour y parvenir.»